Alors que le Medef a avancé l'idée d'un CDI Jeunes, les partis politiques intensifient leurs efforts pour gagner le soutien du secteur économique. À l'approche des élections, les interactions entre candidats et chefs d'entreprise deviennent incontournables. Jordan Bardella, leader du Rassemblement National, et Jean-Luc Mélenchon, fondateur de La France Insoumise, s'engagent dans une bataille pour convaincre les acteurs économiques.
Les enjeux économiques sont cruciaux, surtout dans un contexte où la France fait face à des défis difficiles : la dette en constante augmentation, le chômage qui grimpe, et le pouvoir d'achat qui souffre. Les votants aspirent à des solutions concrètes et efficaces pour ces problématiques pressantes.
Des rencontres stratégiques avec le patronat
Jordan Bardella a déjà échangé avec des dirigeants de grandes entreprises du CAC 40, cherchant à établir des ponts avec le monde des affaires. Cette tactique vise à apaiser les inquiétudes sur les compétences économiques de son parti, après une expérience douloureuse pour Marine Le Pen en 2017, lorsqu'elle avait proposé de sortir de l'euro. Bardella veut démontrer son sérieux en s'invitant dans les cercles économiques dès le début de la campagne.
De son côté, Jean-Luc Mélenchon a mis en place une stratégie pour séduire les petits entrepreneurs, un public qu'il cherche traditionnellement à séduire. Sa démarche vise à gagner des voix tout en cherchant à changer l’image de son parti auprès des milieux économiques.
Une OPA sur les PME selon Mélenchon
La France Insoumise tente de se positionner favorablement envers les petites et moyennes entreprises (PME) tout en critiquant les grandes corporations. Lundi, Mélenchon a proposé à la CPME et à l'U2P, syndicats représentant les petites entreprises, une révision de la loi sur la représentativité syndicale, favorisant leur voix au détriment du Medef. Cette initiative a suscité des réactions mitigées au sein du monde patronal. Selon [Le Monde](https://www.lemonde.fr), cette manœuvre vise à créer un fossé entre les grandes et petites entreprises en jouant sur les intérêts économiques divergents.
Un virage libéral pour le RN
Le Rassemblement National, sous l'influence de Bardella, adopte une approche plus libérale qu'auparavant. Là où Marine Le Pen était plus interventionniste, son successeur s'oriente vers une politique de baisse de la fiscalité pour séduire les entreprises. Parmi les mesures proposées, on retrouve la suppression de la cotisation foncière des entreprises et d'autres allègements fiscaux visant à encourager la relocalisation des activités en France.
En cette période électorale, tous les partis se concentrent sur l’entreprise, dont l’image est particulièrement favorable en France : 82 % des Français lui témoignent leur confiance selon le baromètre Cevipof. Pourtant, la question cruciale qui se pose est celle de la réforme nécessaire du financement de la protection sociale, un thème parmi les plus explosifs pour les débats à venir. Les candidats auront-ils le courage de l’aborder avec la profondeur qu’elle mérite ?







