La dernière session du conseil municipal de Concarneau, tenue le 10 février 2026, a été marquée par un coup d'arrêt inattendu en raison de la présence de nombreux parents d’élèves. Ces derniers se sont mobilisés pour dénoncer l'état des écoles publiques et la fermeture prochaine de l'école de Kerandon. Marc Bigot, le maire, qui ne se représente pas aux prochaines élections, a dû lever la séance après seulement une trentaine de minutes de discussions. Je ne pourrai pas continuer. La séance est levée
, a-t-il affirmé, visiblement dépassé par la situation.
Cette interruption fait écho à un conflit ancien autour des choix scolaires de la municipalité. En juillet 2025, la majorité avait décidé de fermer l'unique école publique du quartier prioritaire de Kerandon, suscitant depuis de vives réactions de la part des parents et des collectifs de défense qui manifestent à chaque conseil municipal pour faire entendre leurs voix. En septembre, une séance avait déjà été perturbée au point de ne pouvoir se tenir dans de bonnes conditions.
« L’avenir des enfants sacrifié »
Ce mardi, plusieurs parents, ainsi que des membres du collectif de défense de l’école, étaient présents aux abords de l’hôtel de ville, exprimant leur mécontentement vis-à-vis des conditions d’insalubrité de certains établissements, comprenant des problèmes de fuites et de vétusté. Une mère, particulièrement émotive, a évoqué l’abandon d’une école
et notamment l’avenir des enfants sacrifié
, avant de se voir interrompre dans son discours.
En réponse à cette mobilisation, les élus de la majorité ont quitté la salle, précipitant ainsi la levée de la séance. En aparté, le maire a souligné : C’était la dernière. La prochaine sera pour l’installation du futur conseil municipal.
Du côté de l'opposition, cette tension de fin de mandat illustre un dialogue rompu sur la question scolaire. Les collectifs de parents, pour leur part, alertent : la mobilisation se poursuivra après les élections si les plans de fermeture de Kerandon restent en vigueur. Comme l'indique le rapport d'Ouest-France, cette situation semble devenir un symbole de l'indifférence croissante des élus face aux préoccupations des familles.







