Gabriel Attal et Édouard Philippe, bien que concurrents pour l'avenir politique, ont affiché une solidarité rare lors d'un événement au Cirque d’Hiver, le 10 février, en soutien à Pierre-Yves Bournazel, le candidat aux municipales parisiennes.
La soirée du 10 février a marqué un moment singulier dans la vie politique parisienne. Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance, et Édouard Philippe, fondateur d'Horizons, ont fait front commun aux côtés de Pierre-Yves Bournazel, candidat sous les couleurs de leurs partis respectifs. Face à environ 1 500 spectateurs, cette rencontre a donné lieu à une démonstration d’unité inhabituelle, alors même que les deux figures politiques se préparent à un affrontement potentiel pour la présidence en 2027. Selon le quotidien Libération, cette coalition temporaire pourrait refléter une stratégie soigneusement orchestrée dans le bloc central.
En saluant ce soutien, Bournazel a évoqué une "union sacrée pour Paris", rappelant un slogan historique de François Mitterrand : "la force tranquille". "Nous allons changer Paris. Cette force tranquille, c'est celle qui nous permettra de dessiner un nouveau chemin vers la victoire", a-t-il déclaré, galvanisant ses partisans pour les élections des 15 et 22 mars.
Alternance, apaisement et rassemblement
Gabriel Attal a initié son discours en soulignant la nécessité d'une alternance au-delà des clivages habituels. "Paris a besoin d'une alternance, et tu es celui qui l'incarne, Pierre-Yves, avec un projet crédible et une expérience de terrain," a-t-il affirmé. Attal n'a pas hésité à reconnaître certaines réussites de la gauche, en mentionnant l'héritage positif de Bertrand Delanoë, tout en restant critique envers le bilan d'Anne Hidalgo.
Édouard Philippe, quant à lui, s'est éloigné des éloges envers l'ancien maire socialiste, soulignant plutôt sa propre admiration pour Jacques Chirac. Pour Philippe, le rassemblement doit passer par un dialogue ouvert avec des perspectives différentes. "Pierre-Yves sera un grand maire grâce à sa vision et sa capacité à rassembler", a-t-il affirmé, ajoutant qu'il est essentiel que Paris trouve à la fois sérénité et ambition.
En réponse aux critiques sur l'apparente unanimité entre les deux anciens Premiers ministres, Philippe a interpelé : "Une campagne se résume à un candidat, un programme et une équipe. Les commentaires ne sont que cela : du bruit, qui peut distraire les électeurs !" Ses propos ont suscité des applaudissements nourris, démontrant que, malgré les rivalités politiques, une dynamique positive peut émerger au sein du bloc central en cette période électorale.







