Le 30 juin, l’association de lutte contre la corruption Anticor a annoncé son intention de demander l'ouverture d'une procédure judiciaire afin d'éclaircir les accusations de faux et de détournement de fonds publics concernant Jordan Bardella, président du Rassemblement national au Parlement européen.
Une enquête pourrait-elle bientôt être ouverte à l'encontre de Jordan Bardella ? C'est, en tout cas, l'objectif affiché par l'association Anticor, qui avait porté plainte en janvier dernier contre plusieurs individus, incluant le président du Rassemblement national. Cette association l'accuse d'avoir occupé un emploi fictif au sein du Parlement européen, soulevant ainsi des allégations de faux, d'usage de faux et d'escroquerie au jugement. Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le site actu.orange.fr.
Une manipulation selon le Rassemblement national
Jusqu'ici préservé de ces accusations d'emplois présumés fictifs dans son parti, Jordan Bardella doit désormais répondre sur son rôle en tant qu'assistant parlementaire de Jean-François Jalkh, qu'il a exercé pendant quatre mois et demi en 2015. En réaction, le Rassemblement national affirme qu'il s'agit d'une manipulation : "Les procédures pénales anticipent les élections. Jordan Bardella n'a rien à se reprocher et n’a pas été concerné par ce dossier d'assistants parlementaires", a déclaré le porte-parole du parti à l’AFP. Ils insistent sur le fait qu'ils ne se laissent pas tromper par cette prétendue manipulation.
Anticor a également demandé l'ouverture d'une enquête sur des documents fournis par Jordan Bardella et ses associés afin de prouver son activité. L'association s'appuie sur des travaux d'investigation menés par Tristan Berteloot, un journaliste, anciennement à Libération et maintenant au Canard enchaîné. Selon Anticor, des éléments tels qu'un agenda et une revue de presse seraient considérés comme des faux. La plainte accompagnée d'une constitution de partie civile que compte soumettre Anticor vise à permettre des "investigations approfondies" et à mettre fin à l'impunité dont bénéficierait l'eurodéputé actuel, a-t-elle souligné auprès de l’AFP.







