Le gouvernement britannique introduit une nouvelle mesure controversée dans son projet de loi sur l'immigration. À partir de cette semaine, les réfugiés disposant d'un revenu suffisant devront rembourser jusqu'à 10 000 livres (environ 11 600 euros) pour aider à couvrir leurs coûts d'hébergement et l'allocation perçue durant leur demande d'asile. Cette annonce a été faite par la ministre de l'Intérieur, Shabana Mahmood, au moment où le parti anti-immigration Reform UK remporte des sondages favorables au niveau national.
« Le coût de l'hébergement des demandeurs d'asile pèse lourdement sur les contribuables britanniques », a expliqué Mahmood. Le ministère estime que les dépenses d'hébergement et les aides se sont élevées à 4 milliards de livres (4,6 milliards d'euros) en 2025. Déjà, le gouvernement affirme avoir réduit ces coûts d'environ un milliard de livres depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2024, en déplaçant certains demandeurs d'asile vers d'anciens sites militaires.
Un droit mais aussi une responsabilité
Shabana Mahmood a ajouté : « Il est juste de demander à ceux qui ont les moyens de contribuer. Recevoir de l'aide en tant que demandeur d'asile est un droit, mais c'est également une responsabilité. » Les remboursements seront obligatoires pour les réfugiés dont les revenus dépassent un certain seuil, encore à déterminer. Ils devront rembourser ces montants avant d'avoir accès à la résidence permanente et à la nationalité britannique.
Selon Madeleine Sumption, directrice de l’Observatoire des migrations de l’université d’Oxford, « l’impact de cette mesure sur les finances publiques devrait être modeste, puisque concernée une population à faibles revenus ». De plus, il a été noté que le nombre de demandeurs d'asile au Royaume-Uni a diminué de 12 % entre avril 2025 et mars 2026, atteignant 94 000 personnes, selon des chiffres publiés par le Home Office en mai.







