Le conseil municipal d'Eysines a validé le 29 avril une augmentation de la taxe foncière sur les propriétés bâties, fixant désormais le taux à 51,40 %, soit une hausse de 4,03 points. Cette décision a été prise par la majorité municipale, tandis que les groupes d'opposition ont exprimé leur mécontentement.
Dans le cadre du débat d'orientations budgétaires du 31 mars, Christine Bost, maire d'Eysines, avait déjà évoqué la possibilité d'une augmentation sans en préciser le montant, en raison d'un manque d'informations budgétaires. Nicolas Barreteau, élu en charge des finances, a ensuite dévoilé les chiffres au moment du vote du budget primitif.
Cette hausse est justifiée par des contraintes financières croissantes, tels que des coûts supplémentaires de 1,17 million d'euros liés à des charges imposées par l'État, comme les hausses de cotisations à la Caisse nationale de retraites et une baisse des dotations globales. « Pour couvrir ces dépenses, nous avons dû relever les taux d'imposition », a déclaré Christine Bost, soulignant que cette décision est nécessaire pour maintenir la qualité des services offerts aux citoyens et développer de nouveaux équipements.
Cependant, l'opposition, représentée par Arnaud Derumaux et Nancy Guijarro, critique cette mesure en la qualifiant de « malvenue » et de « honteuse » dans un contexte économique où le pouvoir d'achat est en berne. Ils soulignent que cette augmentation pourrait être mal perçue par les habitants face à la montée des coûts de la vie.
Pour un propriétaire moyen, cette hausse représenterait un coût supplémentaire de 9,90 euros par mois pour une maison de 100 m². Christine Bost a défendu sa position en arguant que ces fonds sont vitaux pour les services publics et l'entretien des infrastructures, tout en reconnaissant que les montants pourraient sembler dérisoires comparés à des budgets globaux.
Les représentants d'opposition insistent toutefois sur le fait que cette augmentation ne fait qu'ajouter à une tendance inquiétante de rigidité budgétaire. Ils appellent à une plus grande transparence et à une gestion plus efficace des ressources.
Cette situation souligne le délicat équilibre que les collectivités locales doivent maintenir entre les besoins de financement public et la préservation du pouvoir d'achat des ménages. Les élus devront continuer à dialoguer avec les citoyens pour comprendre et apaiser les préoccupations sans cesse croissantes face à l'imposition locale.







