Invité de BFMTV le 29 avril, Jordan Bardella a exprimé son soutien à une taxation des superprofits, alors que TotalEnergies annonce des bénéfices record pour le premier trimestre de 2026. Voici les points essentiels de son intervention.
Lors de cette interview, le président du Rassemblement national a révélé une mesure symbolique en cas de victoire électorale : il retirerait le drapeau européen des perrons de l'Élysée et de Matignon, ne laissant que le drapeau tricolore. "Sur le perron de l'Élysée et de Matignon, oui, je pense que je ne laisserais que le drapeau français, car cela représente notre histoire et notre peuple", a-t-il affirmé. Ce symbole fort a pour but de réaffirmer l'identité nationale.
Soutien à la taxation des superprofits
Le président du RN a également exprimé ses réflexions sur TotalEnergies, qui a enregistré un bénéfice net de 5,8 milliards de dollars, soit 4,96 milliards d'euros, au premier trimestre 2026, en raison de la flambée des prix du pétrole liée aux tensions au Moyen-Orient. Face à de tels profits, le gouvernement s'interroge sur leur redistribution. Le Premier ministre a récemment demandé à TotalEnergies de "redistribuer ses profits d'une manière ou d'une autre".
Bardella a souligné qu'il ne serait pas opposé à une taxation des superprofits : "Dans cette période de crise, la mobilisation de tous est vitale". Il a également salué le blocage des prix à la pompe et a appelé à sa prolongation.
Concernant l'augmentation rapide des prix des carburants, il a alerté sur une tendance qui pourrait s'inscrire sur le long terme. "Des millions de Français craignent de voir les prix du carburant continuer de grimper, tandis que le gouvernement semble immobile face à cette situation".
Pas de marine française dans le détroit d'Ormuz
Cette problématique est exacerbée par la fermeture du détroit d’Ormuz, un axe crucial dans le commerce mondial, représentant 20 % de la consommation pétrolière mondiale. Pour faire face à cette crise, la France, aux côtés du Royaume-Uni, a lancé une mission multilatérale, qualifiée de "pure défense". L’Élysée a rappelé que la France possède des capacités militaires significatives dans la région.
Bien qu'invoquant la nécessité de rouvrir le détroit, Bardella a clairement fait savoir qu'il n'est pas question d'engager la marine française tant qu'un cessez-le-feu durable n'est pas établi. "Il serait imprudent d'envoyer nos forces là-bas sans garanties", a-t-il affirmé, insistant sur l'importance d'accompagner les futures missions après la reprise de cette voie maritime essentielle.
En ce qui concerne une éventuelle intervention terrestre en Iran, Bardella a exprimé son scepticisme, soulignant les objectifs incertains du président américain et le flou qui règne dans le camp occidental.







