Le groupe jihadiste JNIM, affilié à Al-Qaïda, a commencé à imposer un blocus routier sur les accès à Bamako depuis le jeudi 30 avril. Des centaines de camions sont actuellement immobilisés aux entrées de la capitale malienne, notamment sur les artères vitales en direction de Conakry, Abidjan et Dakar. Ce blocus vise clairement à paralyser l'économie malienne, suite aux attaques menées le 25 avril contre le gouvernement en place.
Ce qu'il faut retenir :
Le JNIM a isolé Bamako en bloquant les routes menant à Kati et à d'autres villes clés, impactant gravement le transport routier.
La situation sécuritaire s'est dégradée après les récents affrontements entre le JNIM et des forces rebelles touaregs, amenant encore plus de tensions.
Face à cette escalade, la France a conseillé à ses citoyens de quitter temporairement le pays.
Ce blocus a débuté après une série d'attaques coordonnées par le JNIM et des rebelles touaregs sur des cibles stratégiques à Bamako. Selon des sources sécuritaires et des transporteurs maliens, plusieurs conducteurs ayant tenté de forcer les barrages ont été abattus. Un conducteur, contacté par l'AFP, a déclaré : "Nous sommes bloqués depuis hier. Au moins une centaine de véhicules sont garés à perte de vue. Nous espérons que la situation va s'améliorer, mais l'inquiétude monte."
La route vers Dakar, un axe majeur pour l'approvisionnement du Mali, est également affectée par ce blocus, ce qui provoque une crise logistique pour le pays enclavé. Studio Tamani a rapporté que, mercredi matin, aucun bus n'avait quitté le cercle de Yorosso pour Bamako.
Tensions croissantes et conséquences pour les ressortissants
Mercredi, le ministère français des Affaires étrangères a recommandé à ses ressortissants, en majorité binationaux, de quitter le Mali par les vols commerciaux disponibles. Actuellement, environ 4 200 Français sont inscrits au registre consulaire, auxquels s'ajoutent des milliers d'autres qui ne sont pas inscrits.
Les récents événements sont le prolongement d'un schéma observé fin 2025, où le JNIM tentait déjà d'asphyxier l'économie locale avec des tactiques similaires. La situation s'annonce tendue, alors que le groupe terroriste JNIM continue de revendiquer des actions violentes, mettant en péril la sécurité des routes menant vers et depuis Bamako. La nécessité d’une réponse adéquate, tant sur le plan sécuritaire que diplomatique, se fait de plus en plus pressante.







