Jeudi dernier, la France et la Norvège ont conclu un accord bilatéral visant à renforcer le soutien militaire à l'Ukraine, en pleine guerre d'invasion russe. Le ministère de la Défense norvégien a annoncé l'acquisition d'un "gros volume" de bombes planantes françaises, une initiative confirmée par Catherine Vautrin, la ministre française des Armées.
Cette collaboration stratégique permettra aux deux pays de fournir des équipements de défense très recherchés, soit par le biais d'achats auprès de l'industrie française, soit via des dons provenant des stocks militaires français. Selon les responsables norvégiens, la Norvège contribuera à hauteur d'environ 4,2 milliards de couronnes (environ 371 millions d'euros), tandis que la France s'engage à garantir un prêt d'environ 3 milliards de couronnes pour financer ces achats.
Dans une déclaration officielle, le ministère norvégien a souligné : "Cet accord offre à la Norvège et à la France une plateforme de coopération pour faire don de matériels de défense uniques". Une telle démarche s'inscrit dans un contexte de mobilisation accrue pour soutenir l'Ukraine, qui lutte pour maintenir sa souveraineté face à l'agression russe, déjà responsable du contrôle d'environ 19% du territoire ukrainien.
L'armement en question pourrait inclure la bombe planante guidée AASM (Armement Air-Sol Modulaire), produite par le groupe Safran. Généralement utilisée par l'armée ukrainienne, cette munition se distingue par sa grande efficacité.
Ce soutien s'inscrit dans un effort international plus large pour aider l'Ukraine dans son combat contre l'invasion russe, lancée en février 2022. Les experts s'accordent à dire que ces initiatives sont essentielles pour renforcer les capacités défensives du pays. Un analyste de l’institut de recherche stratégique de Paris a déclaré : "La solidarité entre les nations est plus importante que jamais dans le contexte actuel. Chacune de ces actions renforce la position de l'Ukraine sur le terrain."
Avec AFP







