La présence du français diminue dans les institutions algériennes, illustrée par la décision de la direction générale des impôts (DGI) d'adopter l'arabe comme langue de travail exclusive. Cette évolution témoigne des relations tendues entre Alger et Paris. La nouvelle mesure, mise en place le 1er février, a été rapportée par TSA. Dans une note adressée aux responsables du secteur des Finances, la DGI insiste sur l'usage obligatoire de l'arabe dans toutes les communications officielles, conformément aux directives du ministre des Finances.
Ce changement radical se veut "normalisé" et précise même des détails comme la police à utiliser: Calibri, taille 16. Les responsables ont été appelés à se conformer strictement à ces nouvelles directives tout en signalant d'éventuelles difficultés d'application.
Le français, chassé de partout
Cette initiative ne représente qu'une partie d'un mouvement plus large en cours en Algérie. D'autres établissements publics et entreprises, tels que le ministère de l'Agriculture et Algérie Télécom, ont également réduit l'usage du français. Air Algérie et Sonelgaz ont emboîté le pas en renforçant l'utilisation de l'arabe et en intégrant davantage l'anglais comme langue seconde.
Au niveau de l'éducation, le ministère de l'Enseignement supérieur a annoncé qu'à partir de septembre 2025, le français sera abandonné dans les filières médicales au profit de l'anglais. Cette évolution, perçue comme stratégique, survient dans un contexte où les relations diplomatiques entre Alger et Paris restent tendues. Ainsi, le français est progressivement écarté au sein de l'administration fiscale, des universités et des entreprises publiques, au bénéfice de l'arabe et de l'anglais.







