Le gouvernement du Québec a pris une décision marquante en retirant la couronne britannique de ses armoiries, un geste qui souligne un virage fort vers une identité plus authentique et représentative. Selon Simon Jolin-Barrette, ministre de la Justice et des Relations canadiennes, cette initiative vise à garantir que les symboles du Québec respectent pleinement sa population et son identité unique.
Dans un communiqué publié le 23 janvier, le Québec a annoncé le retrait de la couronne, surnommée "des Tudor", ajoutée en 1939. Un décret sera prochainement signé pour officialiser cette mesure. La décision a été portée par Jolin-Barrette, accompagné du ministre de la Langue française, Jean-François Roberge, et répond à des recommandations du comité consultatif sur les enjeux constitutionnels, comme l’a rapporté Radio-Canada.
"La majorité des Québécois n’ont aucun lien avec la monarchie britannique et se distance de celle-ci. Retirer cette couronne des armoiries est un moyen de nous assurer que les symboles nationaux reflètent vraiment l'identité québécoise", a expliqué Jolin-Barrette. Ces propos ont été largement soutenus par des acteurs de la scène publique qui affirment que cette modification était nécessaire pour un rapprochement avec les aspirations de la population.
Cette révision est rendue possible grâce à la Loi sur le drapeau et les emblèmes du Québec, qui stipule que le gouvernement peut établir et autoriser les armoiries de l'État. En optant pour ce retrait, le Québec souhaite marquer une étape significative dans sa quête d'autonomie.
Une version progressivement utilisée
Il est important de noter que les armoiries présentes sur divers édifices et documents anciens ne seront pas rapidement remplacées, pour des raisons de préservation historique et d'économie. Toutefois, la nouvelle version des armoiries sera intégrée progressivement à partir de la signature du décret.







