Récemment, des ressortissants européens parmi les détenus de l'État islamique (EI) ont été transférés de Syrie vers l'Irak. Suite à cette opération, le gouvernement irakien a exprimé une demande pressante de rapatriement auprès des nations européennes, rapportent des sources comme l'AFP.
Sous l'impulsion de l'armée syrienne, les forces kurdes, qui ont gardé des combattants de l'EI depuis sa défaite en 2019, ont dû abandonner récemment leurs prisons. Ces mouvements ont conduit les États-Unis à entamer le transfert de quelque 7 000 prisonniers.
Les premiers transferts ont concerné 150 détenus de haut niveau, dont des Européens, a confirmé un responsable irakien à l'AFP. Amnesty International a souligné que ce groupe comprend aussi des Syriens, des Irakiens et environ 1 000 jeunes hommes. L'ONG a appelé les États-Unis à garantir des conditions de détention appropriées et a exhorté l'Irak à procéder à des procès équitables, en évitant la peine de mort.
Le Premier ministre irakien, Mohamed Chia al-Soudani, a discuté du rapatriement avec le président français Emmanuel Macron, soulignant les réticences des États européens face à ces retours, de crainte de risques sécuritaires et d'implications politiques. Même si des voix, comme celles des Kurdes et des autorités américaines, se sont élevées pour encourager le rapatriement, la plupart des gouvernements restent sceptiques.
- Rétrospective historique -
L'État islamique a réussi à s'emparer de vastes zones en Syrie et en Irak en 2014, là où il a perpétré des atrocités. Toutefois, grâce à une coalition dirigée par les États-Unis, les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont repoussé les jihadistes en 2019, capturant des milliers de leurs membres.
Depuis cette défaite, la situation dans des camps comme al-Hol est devenue instable. Plus de 23 000 personnes, principalement des femmes et des enfants, y sont bloquées. L'ONU et d'autres agences d'assistance humanitaire continuent de faire face à des défis majeurs pour assurer la distribution des fournitures.
Au campus d'al-Hol, après une interruption de trois jours due à des préoccupations sécuritaires, des agents du Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) ont pu reprendre leurs opérations. Des camions ont commencé à acheminer du pain et de l'eau, des besoins vitaux dans ce camp. Un autre camp, Roj, qui reste sous le contrôle des FDS, héberge également des détenus, dont des Français, marquant une préoccupation pour la communauté internationale.
- Préoccupations concernant la sécurité -
Les récentes évasions de détenus de l'EI, notamment au milieu des troubles, soulèvent des inquiétudes sur la sécurité. Le ministre syrien de l'Intérieur a rapporté que des centaines de membres de l'EI s'étaient échappés, déclenchant des préoccupations au sein de l'Union européenne. Anouar El Anouni, porte-parole de la Commission européenne, a déclaré que ces événements étaient largement préoccupants et nécessitaient une surveillance accrue.







