Washington (États-Unis) - "Rendre l'avortement inconcevable" est le cri de ralliement de milliers de militants anti-IVG qui se sont réunis à Washington à l'occasion de la 53e édition de la "Marche pour la vie". Sous un ciel frais, le Mall de la capitale américaine a vu affluer une foule principalement jeune, brandissant des pancartes affichant des messages poignants tels que "La vie est un cadeau" et "Prends ma main, pas ma vie".
Parmi les manifestants, on trouve Connor Daggett, un étudiant en droit de 31 ans, qui souligne que l'annulation de la garantie fédérale de l'IVG par la Cour suprême en 2022 n'est que le début d'une lutte encore nécessaire. "Il est crucial de sensibiliser davantage le public au fait que la bataille est loin d'être terminée", confie-t-il à l'AFP.
La lutte pour une interdiction nationale
La mobilisation était fervente. "Plus d'avortements. Une interdiction nationale", a scandé Jessie Daggett, l'épouse de Connor, qui devient mère après une grossesse imprévue. "Les femmes méritent mieux que de croire que l'interruption d'une grossesse résoudra tout", affirme-t-elle.
Pour Lauren VanderWulp, venue du nord des États-Unis, l'objectif est clair : "Éliminer l'avortement, le rendre illégal et inconcevable". Elle espère que cette administration agira rapidement pour protéger les enfants à naître, bien qu'elle ne se considère pas très politisée.
Le vice-président JD Vance a pris la parole pour exprimer son soutien aux manifestants. S'adressant à la foule, il a reconnu leurs préoccupations : "Je comprends la frustration que nos politiques n'avancent pas assez vite", a-t-il déclaré. Il a promis que leur administration serait un "allié à la Maison Blanche" pour mener cette bataille.
Dans une annonce controversée, Vance a également indiqué que Washington ne financerait plus les programmes étrangers de diversité et d'égalité de genre, accroissant les tensions avec les ONG locales.
Au lendemain de la décision de la Cour suprême, environ une vingtaine d'États ont depuis prohibé ou sévèrement restreint l'accès à l'avortement, relançant le débat sur la portée des droits reprochés aux femmes dans le pays, une question capitale en cette période d'incertitude politique.
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