Gratuité : Un sujet épineux
La question de la gratuité des transports en commun à Poitiers refait surface avec l'approche des élections municipales de mars 2026. Dans un rapport récent, la Cour des comptes souligne les limites d'une politique entièrement gratuite. Elle met en avant le "double coût" de la gratuité : la perte de revenus et le besoin d'une meilleure offre de services au public.
Propositions des candidats
Face à ce constat, de nombreux candidats optent pour une gratuité partielle. Une option qui semble séduire, en particulier après la mise en place de la gratuité des transports le samedi, jugée efficace.
Ainsi, le collectif Poitiers propose l'élargissement de cette gratuité au dimanche, un jour où le réseau est peu utilisé, attirant environ 7.000 passagers contre 25.000 le samedi.
Anthony Brottier, candidat de centre gauche, suggère même une gratuité le mercredi, visant à dynamiser le centre-ville et à renforcer l'attractivité des commerces locaux. En effet, il déclare : "Il est essentiel de capter un maximum de personnes, notamment les familles, le mercredi".
Les jeunes au cœur des préoccupations
La question de la gratuité semble également se poser pour les plus jeunes. Actuellement, Vitalis offre des tarifs adaptés ainsi que la gratuité pour les enfants de moins de trois ans. Le collectif souhaite étendre le programme "Grand Poitiers Sport", qui permet aux jeunes de moins de 25 ans de voyager sans frais sur tout le réseau. Bertrand Geay, pour son mouvement, plaide en faveur d'une telle proposition, assurant que la "demande existe clairement".
Questions budgétaires et perspectives
Ce débat sur la gratuité soulève des interrogations sur son financement. Avec un versement mobilité plafonné à 2%, les discussions autour de sa mise en œuvre impliquent une réflexion plus large sur le budget de la ville. Il est crucial pour les candidats de développer des solutions viables pour financer ces initiatives tout en améliorant l’accessibilité des transports.
Les opinions des experts, comme celles de l'urbaniste Jean-Marc Offner, soutiennent que des rythmes de transport adaptés aux besoins de la population peuvent nettement améliorer la vie quotidienne. Cependant, il souligne également que la mise en place d'une gratuité partielle doit être réfléchie pour éviter d'éventuels dysfonctionnements et garantir un service de qualité.







