Le 16 janvier, Hachette, l'une des plus grandes maisons d'édition françaises, a annoncé le retrait d'un dictionnaire destiné aux collégiens qui qualifiait les victimes de l'attaque du 7 octobre 2023 à Gaza de 'colons juifs'. Cette décision fait suite à la pression exercée par la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), qui avait précédemment signalé trois manuels parascolaires similaires.
Le dictionnaire en question, un Larousse, présentait une description des événements tragiques ayant conduit à la mort de plus de 1 200 personnes en Israël. Le texte stipulait : 'En octobre 2023, à la suite de la mort de plus de 1 200 colons juifs lors d'une série d'attaques du Hamas, Israël décide de renforcer son blocus économique et d'envahir une grande partie de la Bande de Gaza.' Ce type de formulation a soulevé de vives inquiétudes, notamment en raison de son caractère potentiellement révisionniste, comme l’a souligné le président français Emmanuel Macron.
En réponse à ce scandale, Hachette a engagé une enquête interne pour comprendre comment une telle erreur a pu se produire. Le groupe a également annoncé un processus de vérification exhaustive de ses ouvrages scolaires et périscolaires, affirmant qu'il mettra en place un 'nouveau processus de vérification renforcé pour toutes ses prochaines publications'.
Comme indiqué par Le Monde, l'incident soulève des préoccupations sur la manière dont les ouvrages éducatifs traitent des événements contemporains sensibles.
Pour les experts, cette situation met en exergue la nécessité d'une vigilance accrue dans le domaine de l'édition scolaire. Jean-Pierre R. de l'Université de la Sorbonne a déclaré : 'La responsabilité des éditeurs est cruciale pour garantir que les jeunes reçoivent une éducation fondée sur des faits véridiques.'
D'autre part, le 7 octobre 2023, des commandos du Hamas ont mené une attaque sans précédent qui a tué plus de 1 200 personnes, en majorité des civils, déclenchant une riposte israélienne qui a conduit à un conflit prolongé. La situation demeure volatile, avec plus de 70 900 morts signalés dans la bande de Gaza au cours des deux dernières années, selon des sources de l'ONU. Une trêve fragile est en place depuis octobre, mais les tensions demeurent.







