Marvin Joli, l'ex-partenaire de Chloé, a été reconnu coupable d'une violente agression, se soldant par une condamnation de quinze ans de réclusion criminelle par la cour d'assises du Loir-et-Cher. L'arrêt, rendu le 16 janvier, inclut une peine de sûreté des deux-tiers et un suivi sociojudiciaire de sept ans, imposant également des soins. Dans ce procès, l'accusé a été jugé pour avoir causé des blessures entraînant une infirmité permanente à sa victime, plongeant cette dernière dans un état critique après l'incident survenu en décembre 2022.
Auparavant, Chloé avait déposé une plainte contre Marvin Joli au commissariat de Blois, une démarche souvent rendue difficile par la méfiance des victimes face aux instances judiciaires. Comme l'a fait remarquer son avocate, cette situation met en lumière l'importance d'écouter et de prendre au sérieux les plaintes des victimes de violences conjugales. Deux heures après cette plainte, elle a été retrouvée gravement blessée dans les parties communes de son immeuble.
Joli a tenté de justifier ses actes, affirmant que la situation avait dégénéré alors qu'il cherchait à renouer avec Chloé après un avortement. Cependant, les faits de violence ont été caractérisés par des comportements inacceptables : il a reconnu avoir donné plusieurs coups à la tête de la jeune femme. Les séquelles sont dévastatrices, Chloé ayant perdu un œil et souffrant de lésions neurologiques irréversibles.
Ce cas tragique relance le débat sur l'importance des structures de soutien pour les victimes de violence domestique. Selon des experts en violences conjugales, il est essentiel d'améliorer l'accès à des ressources et à un soutien psychologique pour les victimes afin de prévenir de telles tragédies. Ce procès a aussi suscité des réactions au sein de la société sur la culture de l'impunité qui entoure souvent les agressions sur les femmes. De nombreux témoignages affirment que de telles violences devraient entraîner des sanctions beaucoup plus sévères, afin de protéger les victimes et de dissuader les agresseurs.







