Lors d'une récente rencontre, Gérard Larcher a confirmé à la députée Sandrine Josso son intention d'implémenter des formations sur les violences sexistes et sexuelles au Sénat. Cet engagement fait suite à la condamnation de l'ex-sénateur Joël Guerriau, un événement qui a suscité de vives réactions au sein de la sphère politique.
Sandrine Josso, élue MoDem de Loire-Atlantique, a été reçue par Gérard Larcher le 11 février dernier. Dans un courrier adressé au président du Sénat, elle avait exprimé sa nécessité de lever le voile sur des pratiques inacceptables ayant entaché la réputation de cette institution. Après la condamnation de Joël Guerriau à quatre ans de prison pour des actes de violence extrême, Josso a souligné que ce moment était crucial pour agir.
Bien qu'elle déplore le manque d'excuses directes de Larcher, qui a semblé éviter les questions précises sur la situation, elle se montre optimiste quant à l'avenir. "Il a dit qu'il allait mettre en place des formations similaires à celles déjà présentées à l'Assemblée nationale. C'est un pas significatif vers l'avant," a-t-elle confié à nos confrères de RTL.
La députée a également exprimé ses inquiétudes quant aux révélations entourant Joël Guerriau, qui a fait appel de sa condamnation. Selon des documents fournis à l'AFP, Guerriau a évoqué un prétendu accident, ce qui suscite de nombreuses interrogations sur l'humidité et la responsabilité au sein du Sénat. "L'absence d'excuses et de mesures conséquentes de la part de Larcher est incompréhensible," a-t-elle ajouté.
Josso a insisté pour que des formations soient programmées pour l'ensemble de la chaîne judiciaire, abordant des thèmes critiques tels que le psychotrauma, le contrôle coercitif et le phénomène de la soumission chimique, une méthode tristement connue pour les violences sexuelles. Elle a souligné l'importance d'être proactif dans la lutte contre ces atrocités.
Ce nouvel engagement du Sénat pourrait marquer une avancée significative dans la prise de conscience des violences sexistes et sexuelles en France. La mise en place de formations ciblées pourrait contribuer à sensibiliser l'ensemble des acteurs politiques et judiciaires, pour un avenir où de telles dérives ne seraient plus ignorées.







