Le maire sortant de Bordeaux, Pierre Hurmic, a récemment présenté un programme ambitieux incluant 300 mesures destinées à continuer le chemin de la transformation de la ville engagé en 2020. L'objectif ? Convaincre les Bordelais de lui accorder un nouveau mandat au Palais Rohan. Ce plan met en avant la nécessité d'intensifier les efforts en matière de changement climatique et de durabilité.
Élu par surprise en 2020, Hurmic sait qu'il doit plus que jamais utiliser des arguments solides pour rallier les électeurs. Son programme, présenté le 12 février, a été conçu pour séduire ceux qui souhaitent voir une continuité dans la gestion municipale. « Si vous avez aimé le premier mandat, vous apprécierez encore davantage le second », a-t-il laissé entendre, tout en insistant sur l'importance d'un avenir durable : « L’avenir ne s’écrit pas au passé », a-t-il affirmé, en appelant à freiner le réchauffement climatique, augmenter la végétalisation de la ville, et favoriser les mobilités douces.
Dans ses propos, Pierre Hurmic se positionne en défenseur d'une vision globale et innovante pour Bordeaux. Il déclare que l'urgence climatique sera « notre boussole », une direction qui nécessite une réinvention urbaine profonde. Ses opposants, dit-il, tombent dans le piège du "Bordeaux bashing", n'arrivant pas à saisir les réelles avancées de la ville depuis sa prise de pouvoir.
La sécurité au centre des préoccupations
Parmi les 300 mesures, certaines sont immédiatement concrètes : la suppression des blocs de beton sur les quais au profit d’aménagements paysagers, la création d'un centre médical aux Aubiers, et la poursuite de la végétalisation des espaces publics. Il propose également une augmentation des initiatives pour améliorer la sécurité, comme le renforcement de la police municipale et l'installation de nouvelles brigades locales.
« Bordeaux ne doit pas décrocher de la trajectoire lancée il y a six ans. C'est une ambition immense », a-t-il déclaré.
Pour répondre à des enjeux sociaux, le candidat prévoit d'étendre la tarification sociale aux transports et de proposer une gratuité partielle pour les jeunes enfants. Une proposition audacieuse est le plan d’action collaboratif avec l'État pour garantir « zéro enfant sans abri » à Bordeaux.
Une vision sans précisions financières
Cependant, Hurmic n'a pas fourni d'estimations précises concernant le coût des 300 mesures. Le programme de végétalisation, le renouvellement des boulevards et la rénovation des écoles sont des points cruciaux, mais leur financement reste flou. En tandem avec sa colistière Claudine Bichet, adjointe aux finances, il assure que « tout est réaliste » et qu'il existe des marges de manœuvre grâce à l'achèvement de projets antérieurs.
Un aspect innovant qu'il propose est une reconfiguration de Bordeaux en 30 micro-quartiers, permettant ainsi une gestion plus ciblée des services publics. Chaque quartier disposera d'un bureau municipal permettant aux citoyens de se familiariser avec un agent dédié, renforçant ainsi l’interaction entre administration et habitants.
Le programme de Pierre Hurmic est perçu comme le prolongement d'une longue série de réformes ayant redynamisé Bordeaux comme la création du tramway ou l'obtention d'un statut de patrimoine mondial. À l'aube des élections de 2026, il est clair que la ville souhaite continuer à avancer en matière d'innovation et de durabilité tout en répondant aux préoccupations de sécurité de ses citoyens.







