Le directeur général de LFP Media, Nicolas de Tavernost, a récemment exprimé sur RTL ses doutes concernant la pérennité de sa mission à la tête de Ligue 1+, évoquant l'absence de soutien de la part de nombreux clubs et leurs propriétaires. Son intervention se concentre sur la figure de Nasser Al-Khelaïfi, président du PSG et de beIN Media Group, qui a remporté les droits de diffusion de la Coupe du monde 2026, au détriment de Ligue 1+.
La tension croissante autour des droits télévisés de la Ligue 1 a atteint son paroxysme avec l'annonce par de Tavernost de sa possible démission après avoir perdu la compétition pour ces droits, attribués finalement à beIN Sports, qui aurait proposé une offre supérieure.
Dans une interview accordée à RTL, de Tavernost a exprimé son incompréhension face à cette situation, affirmant que les "règles du jeu avaient été distordues" lors de l'attribution des droits à beIN Sports. "La procédure n'a pas été loyale. À la base, nous avons été sollicités par la FIFA et avons réussi à établir un accord, mais au dernier moment, nous avons été écartés sans explications", a-t-il déploré.
En plus de dénoncer ce qu'il considère une manipulation des règles, l'ancien dirigeant de M6 a mis l'accent sur l'influence excessive du Qatar dans le football français, pointant du doigt notamment le rôle prépondérant de Nasser Al-Khelaïfi. Présent au conseil d’administration de la LFP, Al-Khelaïfi est jugé par certains comme un acteur clé engendrant des conflits d'intérêts en matière de droits TV et en termes de stratégie médiatique pour le football français.
David Lichtenstein, expert en sport et médias, a déclaré à ce sujet: "Les doubles casquettes des dirigeants génèrent des tensions et complexifient les négociations. C'est devenu un défi de maintenir l'intégrité des compétitions face à de tels enjeux." Cela souligne l'urgence d'une réforme dans la gouvernance du football français, afin d'assurer une transparence et une équité nécessaires.







