À deux mois des législatives prévues le 12 avril, la situation politique en Hongrie s’annonce cruciale. Viktor Orbán, au pouvoir depuis 15 ans, voit sa domination contestée pour la première fois par l’opposant Peter Magyar. Cette évolution dans les sondages survient dans un contexte économique difficile, avec une forte inflation qui frappe de plein fouet les Hongrois.
Les récents sondages indiquent que le parti Fidesz d’Orbán pourrait perdre sa position dominante. Cette menace ne provient pas seulement de la crise économique, mais aussi de l’émergence d’un nouvel adversaire, Peter Magyar, dont la popularité croissante commence à faire couler beaucoup d’encre. Magyar, qui mène une campagne active, est devenu un acteur central dans cette arène politique tendue.
La campagne prend un tournant inquiétant. Des méthodes discutable s’ajoutent à la stratégie électorale, comme en témoigne un récent incident où des journalistes ont reçu un mail douteux pointant vers une caméra d’hôtel, suggérant une possible tentative de chantage. En réponse, Magyar a déclaré : "Je soupçonne la diffusion d’un enregistrement, potentiellement falsifié. J’ai une vie privée que je refuse de laisser être dévoilée." Cette déclaration résonne comme une mise en garde face à une campagne qui semble s’enliser dans la manipulation.
D’après les analyses de Franceinfo, le climat de cette campagne illustre à quel point la lutte pour le pouvoir devient de plus en plus âpre. Les tensions montent parallèlement à une préoccupante mobilisation populaire, alors que plus de 50 000 manifestants ont récemment exprimé leur mécontentement envers le gouvernement.
Les prochaines semaines s’annoncent décisives pour l’avenir politique de la Hongrie, alors que les opposants d’Orbán préparent des actions en réponse aux défis sans précédent qu’ils doivent affronter.







