Lors de sa récente visite à Caracas, le ministre américain de l'Énergie, Chris Wright, a exprimé des perspectives optimistes concernant l'avenir de la production pétrolière vénézuélienne. À l'occasion d'une conférence de presse, il a décrit les relations entre les États-Unis et le Venezuela comme étant à "un tournant de l’histoire". Ce déplacement intervient après des années de tensions diplomatiques, exacerbées par l'embargo imposé en 2019 par l'administration Trump, visant à asphyxier l'économie vénézuélienne, dont la prospérité repose largement sur l'exportation de pétrole.
Wright a rencontré Delcy Rodriguez, présidente par intérim du Venezuela, marquant ainsi la première visite d'un haut responsable américain depuis l'intervention militaire qui a conduit à la chute de Nicolas Maduro. "Viva Venezuela et viva les États-Unis !" a-t-il déclaré lors d'une allocution commune, symbolisant une volonté d'ouvrir un nouveau chapitre dans les relations bilatérales.
Le ministre a promis une "augmentation spectaculaire" de la production de pétrole, affirmant que l'embargo serait "pour l'essentiel terminé". « Nous avons discuté d'innombrables opportunités et des défis à surmonter », a-t-il ajouté, suscitant l'espoir d'un partenariat mutuellement bénéfique. Rodriguez a également souligné la nécessité de construire un "partenariat productif à long terme" entre les deux nations.
Vers une normalisation des relations ?
Dans le cadre de cette évolution, le Venezuela a récemment modifié sa loi sur les hydrocarbures pour faciliter l'entrée des investisseurs privés dans le secteur. Une réforme jugée cruciale pour son ambition d'augmenter la production de brut de 18 % d'ici 2026, alors que le pays espère remonter de 1,2 million de barils par jour (b/j) en 2025, par rapport à un niveau alarmant de 360 000 b/j en 2020.
Wright a mentionné que les grands groupes pétroliers américains pourraient jouer un rôle clé dans la revitalisation de l'industrie pétrolière vénézuélienne, mais les enjeux de sécurité et d'instabilité politique restent des barrières à surmonter. Les experts pointent également la nécessité de formations techniques pour les travailleurs vénézuéliens dans ce nouveau cadre, tout en appelant à des mesures concrètes de la part de l'administration américaine afin de rassurer les investisseurs potentiels.
Alors que la situation évolue rapidement, il est essentiel de rester vigilant face à l'adaptabilité des deux pays et de garder en mémoire les défis historiques qui ont jusqu'ici entravé une coopération durable. Si cette visite constitue indéniablement une étape positive, la route vers une normalisation complète des relations demeure semée d'embûches.







