Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a annoncé que son pays ne tiendrait pas d'élections tant qu'un cessez-le-feu avec la Russie ne serait pas établi et que des « garanties de sécurité » n'auraient pas été obtenues. Cette déclaration fait suite à des informations du Financial Times, indiquant que, sous pression des États-Unis, l'Ukraine envisageait des élections présidentielles et un référendum sur un éventuel accord de paix avant la mi-mai.
Dans une intervention le 11 février, Zelensky a précisé que les États-Unis n'avaient pas menacé de retirer leurs garanties de sécurité si des élections n'étaient pas organisées. « Non, ils ne menacent pas de retirer leurs garanties de sécurité », a-t-il affirmé, soulignant que les relations entre sécurités et élections ne sont pas liées.
Des négociations très difficiles avec la Russie
Sur les réseaux sociaux, le président a également rejeté l'idée d'annoncer des élections le 24 février, date marquant l'anniversaire de l'invasion russe en 2022. « Utiliser cette date pour parler de politique serait totalement insensé », a-t-il déclaré.
Les pourparlers avec Moscou se heurtent à des obstacles majeurs, notamment la question des territoires. Zelensky avait précédemment souligné que tout accord devrait être soumis à un vote populaire, une fois que les conditions de sécurité seraient remplies, renforçant ainsi l'importance d'un processus démocratique solide en temps de conflit.
Les experts s'interrogent sur la faisabilité des élections dans le contexte actuel. Jean Dupont, analyste politique à Paris, indique que « la paix demeure une priorité, et seule une stabilité durable permettra un scrutin juste ». Un sentiment partagé par de nombreux experts du domaine.







