Le 11 février, l'AFP a rapporté que les forces américaines de la coalition antijihadiste se sont retirées de la base d'al-Tanf, située près de la frontière jordanienne. Cette annonce a été confirmée par deux sources militaires syriennes, signalant un phénomène qui pourrait avoir des répercussions importantes sur la sécurité régionale.
« Les forces américaines ont quitté la base d'al-Tanf aujourd'hui, » a déclaré un militaire syrien sous couvert d'anonymat, ajoutant qu'elles avaient été redéployées vers la base d'al-Burj en Jordanie. Cela marque une étape majeure dans l'implication militaire des États-Unis en Syrie, alors qu'un autre groupe militaire syrien a été dépêché pour combler le vide laissé par ce retrait.
« Le ministère syrien de la Défense a envoyé aujourd’hui des troupes pour combler le vide laissé par le départ des Américains, » a confirmé une autre source. Le retrait, selon les informations disponibles, aurait débuté il y a environ quinze jours, marquant ainsi un changement significatif dans la dynamique militaire de la région.
Bien que les troupes américaines se soient retirées d'al-Tanf, elles continueront à coordonner leurs efforts depuis la Jordanie. Il est à noter que des forces de la coalition internationale demeurent actives dans le nord-est de la Syrie, notamment dans les zones récemment encore sous le contrôle des forces kurdes.
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, les troupes américaines se concentrent désormais majoritairement à la base de Qasrak, dans la région de Hassaké à l'est de la Syrie. L'engagement américain à l'époque était axé sur la lutte contre le groupe jihadiste État islamique (EI), qui avait conquis de vastes territoires en 2014 pendant la guerre civile.
Malgré la défaite de l'EI en 2019 par les forces kurdes, des cellules dormantes continuent d'opérer, comme en attestent les récentes attaques dans le pays. En décembre dernier, une action revendiquée par l'EI avait coûté la vie à plusieurs soldats et civils, illustrant une menace persistante sur le terrain.
Ce retrait des forces américaines interroge sur l'avenir du contrôle des territoires en Syrie, alors que les autorités islamistes s'efforcent de reprendre le contrôle sur un pays ravagé par des années de conflits. Les implications géopolitiques de cette décision soulèvent des préoccupations tant régionales qu'internationales.







