Ce vendredi 17 octobre, le conseil d'administration d'Agirc-Arrco prendra une décision cruciale sur le taux de revalorisation des retraites complémentaires. Alors que l'inflation pour 2025 a été fixée à 1 %, les syndicats souhaitent que cette hausse soit appliquée, tandis que les représentations patronales estiment qu'une augmentation plus modérée serait plus judicieuse.
Tensions entre syndicats et employeurs
La revalorisation des retraites Agirc-Arrco est devenue un sujet de controverse annuel, illustrant des divisions profondes entre syndicats et patronat. Les syndicats, en particulier la CGT, plaident pour une revalorisation alignée sur l'inflation. Régis Mezzasalma, conseiller retraite à la CGT, argue que l'état du régime permettrait une telle hausse sans compromettre sa santé financière.
De leur côté, les employeurs, représentés par Éric Chevée de la CPME, plaident pour une approche prudente. Ils soulignent l'importance de maintenir des réserves face à des perspectives économiques incertaines. Chevée invite à « engranger des noisettes pour l'avenir », tout en reconnaissant l'impact négatif que pourrait avoir une insuffisance de revalorisation sur les pensions futures.
Un taux de revalorisation en débat
Le calcul traditionnel pour 2025 prévoirait une augmentation de 0,6 %. Cependant, ni les syndicats ni les employeurs ne sont pleinement satisfaits de cette option. Les syndicats critiquent la retenue jugée excessive, alors que les employeurs estiment que cette proposition est trop généreuse. Dans le cas où aucun accord ne serait atteint, la revalorisation pourrait même être gelée. Pourtant, Chevée s'est montré optimiste, affirmant qu'un accord sera trouvé.
Les millions de retraités concernés verront l'impact de cette décision sur leur pension à partir du 3 novembre, juste après l'entrée en vigueur de la revalorisation.







