La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a émis un avertissement particulièrement direct lors d'une cérémonie militaire réunissant près de 3.200 soldats au Fuerte Tiuna, situé à Caracas. Bien qu’elle n’ait pas mentionné Maria Corina Machado par son nom, son discours visait clairement cette figure de proue de l'opposition. « Que ceux qui souhaitent véritablement le bien-être du Venezuela restent ici, mais ceux qui perpétuent des dommages doivent rester à Washington », a-t-elle déclaré, soulignant une volonté de dialogue mais affirmant fermement sa position contre toute forme d'extrémisme.
Les mots de Rodriguez interviennent alors qu'elle a récemment signé des accords pétroliers avec les États-Unis et fait des promesses de réformes significatives, ce qui reflète un geste vers l'internationalisation de ses relations, malgré les tensions. Lors de cette cérémonie, le ministre de la Défense, Vladimir Padrino Lopez, a également affirmé la loyauté indéfectible des forces armées envers la présidente, avec une reconnaissance symbolique de son autorité.
Maria Corina Machado, qui a soutenu l'intervention lui ayant permis de capturer Nicolas Maduro, s'est exprimée après sa rencontre avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio, indiquant que la confiance envers Rodriguez était inexistante. Washington, tout en affichant publiquement son soutien à Machado, semble privilégier pour le moment une collaboration avec les autorités en place.
En effet, le lien entre Washington et l’opposition vénézuélienne demeure ambigu, alors que les États-Unis ont récemment nommé Laura Dogu en tant que chargée d'affaires au Venezuela, signifiant possiblement un changement diplomatique. « Une présence diplomatique permanente pourrait se dessiner dans un avenir proche », a noté Rubio lors d'une audition, illustrant l'intérêt des États-Unis pour un engagement plus actif.
Cette dynamique se déroule dans un climat de méfiance mutuelle, avec des accusations constantes de part et d’autre. Le soutien de l'armée pour Rodriguez semble en revanche solide, une situation qui pourrait déstabiliser davantage le paysage politique vénézuélien, déjà fragmenté. Les implications de ces événements sont considérables, à mesure que le pays navigue entre aspirations de dialogue et menaces de conflits ouverts.







