La promesse d'une "petite désescalade" à Minneapolis semble désormais compromise. Après le tragique décès d'Alex Pretti, 37 ans, tué par des agents de la police aux frontières, les déclarations acerbes de Donald Trump à l'encontre du maire Jacob Frey jettent une ombre sur les intentions réelles de l'administration.
Minneapolis, avec ses 400 000 habitants, est encore en état de choc après la perte d'Alex Pretti, dont le décès fait suite à celui de Renee Good, une autre victime de la violence des forces de l'ordre, rappelant les tensions persistantes autour des pratiques policières aux États-Unis.
Alors que l'administration Trump semblait vouloir apaiser la situation, le président a violemment critiqué le maire Frey, qui a exprimé son refus d'appliquer les lois fédérales sur l'immigration. "Est-ce que quelqu'un pourrait lui expliquer que cette déclaration constitue une violation très grave de la loi et qu'il joue avec le feu ?", a-t-il écrit sur son compte Truth Social.
Les retombées de la situation sont surveillées de près par la communauté internationale. Keir Starmer, le Premier ministre britannique, a exprimé ses préoccupations, tandis que Friedrich Merz, chancelier allemand, qualifie de "préoccupant" le niveau de violence aux États-Unis.
La situation s'est d'ailleurs aggravée lorsque la députée démocrate Ilhan Omar a été agressée lors d'une réunion publique, soulignant les tensions qui dominent actuellement le paysage politique américain. Omar a poursuivi son discours, appelant à la fin de la police de l'immigration et exigeant la démission de Kristi Noem, ministre de la Sécurité intérieure.
De nombreux membres de la gauche américaine s'opposent désormais à la présence d'agents fédéraux, remettant en question leurs méthodes jugées contraires aux valeurs démocratiques. Une inquiétude grandissante s'illustre également avec les récents incidents, dont l'un a impliqué un homme blessé par un échange de tirs avec la CBP en Arizona.
Les commentaires controversés de Trump, notamment ceux de son conseiller Stephen Miller, qui qualifie Pretti d'"assassin en puissance", contrastent avec l'intention déclarée d'apaiser les tensions. Selon un rapport préliminaire du ministère de la Sécurité intérieure, les vidéos recueillies montrent que Pretti ne menaçait pas réellement les forces de l’ordre.
Il semble que Trump ne souhaite pas modifier sa politique d'immigration, malgré les appels à plus de vigilance. Une juge du Minnesota est pressée de se prononcer sur la demande de suspension des opérations anti-immigration, tandis que l'affaire de Liam Conejo Ramos, un enfant de cinq ans menacé d'expulsion, continue de faire couler beaucoup d'encre.







