Le Hamas a récemment annoncé sa volonté de procéder à un «transfert complet de la gouvernance» de la bande de Gaza, un développement qui pourrait marquer un tournant significatif dans la dynamique politique régionale. Hazem Qassem, porte-parole du mouvement islamiste palestinien, a déclaré à l'AFP que des «protocoles ont été préparés et des comités sont déjà en place pour mener à bien cet effort».
Cette initiative survient alors que le groupe demande une réouverture sans entrave du poste-frontière de Rafah entre Gaza et l'Égypte, soulignant la nécessité d'un passage fluide pour permettre aux membres du nouveau Comité national d'assumer leurs responsabilités.
Qassem a insisté sur le fait que «pour que ce transfert soit effectif, il est indispensable que les membres du Comité puissent accéder librement à Gaza». Ce changement serait surtout motivé par le cadre du plan américain visant à stabiliser la région, et pourrait offrir de nouvelles perspectives de gouvernance et de reconstruction.
Cependant, des experts s'inquiètent des implications à long terme d'un tel transfert de pouvoir. Selon Jean-Pierre Filiu, expert en politique du Moyen-Orient, «une gestion locale renforcée pourrait favoriser une reprise économique, mais il est crucial que cela ne mène pas à un nouvel cycle de violence».
Ce développement est à suivre de près, surtout dans un contexte où les tensions demeurent élevées. La réouverture de Rafah pourrait jouer un rôle clé dans l'engagement de la communauté internationale pour soutenir des réformes durables dans la région.







