Un récent glissement de terrain, survenu samedi dernier près de Bandung, sur l'île de Java, a fait 34 victimes, alors que plusieurs dizaines de personnes sont toujours portées disparues. Les pluies torrentielles intensifiées ont causé cette catastrophe qui a frappé deux villages montagneux situés à environ 25 km au nord-ouest de la quatrième ville d'Indonésie.
Les secouristes, en raison de la menace d'effondrements supplémentaires, opèrent avec une extrême prudence, parfois en utilisant des outils manuels pour fouiller les débris. Le porte-parole de l'agence nationale de gestion des catastrophes, Abdul Muhari, a indiqué que les corps retrouvés seraient restitués aux familles pour inhumation.
D'après les dernières estimations, le nombre de disparus descend à 32, bien que les autorités craignent qu'il soit en réalité significativement plus élevé. Lors d'une première évaluation, 73 personnes étaient considérées comme manquantes. Plus de cinquante habitations ont été complètement détruites ou endommagées, forçant l'évacuation de plus de 650 résidents locaux.
La déforestation pointée du doigt
La situation sur le terrain reste préoccupante, alors que le gouverneur de Java occidental, Dedi Mulyadi, a lié la tragédie aux vastes cultures de légumes qui entourent la zone touchée. Il a promis de reloger les sinistrés pour éviter d'autres drames semblables à l'avenir.
Ces événements tragiques ne sont pas sans précédent en Indonésie, où les glissements de terrain sont une réalité durant la saison des pluies, qui dure généralement d'octobre à mars. En novembre dernier, la province de Sumatra a été frappée par de dévastatrices inondations, causant la mort de près de 1 200 personnes. Des experts, des écologistes et même certaines données gouvernementales soulignent l'impact négatif de la déforestation sur la fréquence et la gravité de ces catastrophes naturelles.







