Saint-Brévin, Paimbeuf, Frossay : une restructuration des lignes de bus Aleop suscite des remous au sein des collectivités locales. Avec l'instauration d'une ligne express reliant Pornic à Saint-Nazaire, les élus dénoncent une situation où les usagers réguliers pâtissent d'une réduction significative des arrêts.
Les communes concernées, dont Saint-Brévin et Paimboeuf, ont récemment adressé une lettre au conseil régional des Pays de la Loire, demandant une réévaluation de ces décisions. Depuis le début de cette année, une optimisation a été effectuée, notamment en faisant de la ligne Pornic-Nantes une ligne sans arrêts. Dorothée Pacaud, maire de Saint-Brévin et présidente de la communauté de communes, s'est exprimée à ce sujet : "Cela se fait au détriment des autres lignes et des usagers des zones rurales".
Les effets de ces changements sont palpables. Le nombre de liaisons vers Saint-Nazaire, un important pôle économique, a été réduit d'un tiers. "C'est un coup dur porté à la mobilité", affirment les élus dans leur correspondance. Des rundowns des lignes de bus, telles que les 315, 316 et 317 entre Préfailles, Frossay et Pornic, révèlent une chute du nombre de bus quotidiens, passant de 32 à 24.
Julien Bainvel, conseiller régional chargé des mobilités, a justifié ce choix : "Certaines lignes avaient des doublons, recevant des bus à moitié remplis. Notre objectif est d'optimiser l'offre, ce qui nécessite parfois de réduire le nombre d'arrêts et le temps de trajet".
Les conséquences de cette réorganisation sont d'autant plus visibles aux heures de pointe. Une suppression notable, comme celle du bus de 16h25 au départ de Préfailles, compromet sérieusement le retour des travailleurs vers Saint-Brévin, ce qui soulève de vives inquiétudes chez les élus.
De plus, les correspondances pour les usagers de régions comme Frossay ou Paimboeuf sont devenues "aléatoires". Bien que la ligne express soit jugée nécessaire, Pacaud appelle à l'équilibre : "Les usagers pourraient se tourner vers leur voiture, et il ne serait pas juste de les en blâmer".
La région, quant à elle, par le biais de ses représentants, affirme ne pas avoir reçu de retours négatifs jusqu'à présent, mais manifeste une ouverture au dialogue. "Ma porte est ouverte pour discuter des ajustements nécessaires, la nouvelle offre n'a été mise en place que récemment", souligne un porte-parole régional.







