L'ancien avocat Arno Klarsfeld, membre du Conseil d’Etat depuis 2010, est confronté à une procédure disciplinaire suite à ses récentes annotations sur les « rafles » visant les étrangers en situation irrégulière. Cette information est confirmée par des sources notamment de Le Figaro et de FranceInfo.
Lors d’un débat sur CNews, Klarsfeld a proposé d’organiser des rafles similaires à celles mises en place par l’administration Trump pour arrêter les étrangers, ajoutant que de telles actions pouvaient mener à des injustices. Ses commentaires ont suscité une réaction immédiate de la part de l’opinion publique et de la classe politique. Le vice-président du Conseil d’Etat, Didier-Roland Tabuteau, a instauré la procédure pour « manquement à la déontologie », une mesure qualifiée de « rare ».
Les sanctions encourues par Klarsfeld pourraient aller d’un avertissement à la radiation, en passant par un blâme ou une suspension temporaire. Sa déclaration a soulevé une vague d'indignation, particulièrement de la part de l'opposition. Olivier Faure, le chef du Parti Socialiste, a mis en lumière la possibilité de conséquences judiciaires pour ses propos, tandis que Thomas Portes, un député de la France Insoumise, a évoqué une démarche auprès du régulateur des médias.
L’un des commentateurs politiques a exprimé son indignation en soulignant que Klarsfeld, en tant qu’héritier de victimes de la rafle, appelait à de telles mesures. Face à ces critiques, Klarsfeld a tenté de clarifier ses propos sur les réseaux sociaux, affirmant que son utilisation du terme “rafle” ne doit pas être interprétée dans le même sens historique que les événements tragiques de la Shoah.
Alors que ce débat sur l’immigration et la sécurité en France s'intensifie, les propos de Klarsfeld viennent rappeler les lignes de fracture au sein de la société française, où les questions de droits de l'homme et de sécurité nationale se heurtent souvent.







