Alors que la ville kurde de Kobané souffre de pénuries alarmantes, le premier convoi d'aide de l'ONU, arrivé dimanche 25 janvier, marque un moment crucial. Cette aide vitale est destinée aux milliers de personnes déplacées par les récents affrontements, dans un contexte de tensions persistantes entre l'armée syrienne et les forces kurdes.
Un corridor humanitaire a été ouvert vers Kobané, menant à l'arrivée de l'aide internationale. Selon un rapport de l'Agence France-Presse (AFP), un cessez-le-feu entre le gouvernement de Damas et les forces démocratiques syriennes a été prolongé de 15 jours, bien que les deux parties se soient accusées mutuellement de violations de la trêve. Ce cessez-le-feu fait suite à de significatives pertes de territoire subies par les forces kurdes.
Dimanche soir, des médias d'État ont rapporté que l'armée syrienne avait été attaquée par des drones autour de Kobané. Les Forces démocratiques syriennes, composées majoritairement de Kurdes, ont, elles, accusé l'armée de mener des bombardements, dont un a causé la mort d'un enfant.
Les corridors humanitaires annoncés visent à faciliter l'entrée de l'aide humanitaire dans la région. Un convoi de 24 camions, chargé de denrées alimentaires, de matériel de secours et de carburant, a été approuvé grâce à la coopération du gouvernement syrien, a précisé Céline Schmitt, porte-parole du Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR).
Les résidents de Kobané, également connue sous le nom d'Aïn Al-Arab, expriment leur détresse face à un manque croissant de nourriture, d'eau et d'électricité, exacerbée par l'afflux de déplacés fuyant les conflits.
Un symbole de résistance kurde sous pression
Kobané, située à environ 200 kilomètres du bastion kurde dans le nord-est de la Syrie, est entourée par les forces gouvernementales et la frontière turque au nord. Les Kurdes accusent l'armée syrienne d'imposer un siège, rendant leur situation encore plus précaire. Cette ville est devenue un symbole de la résistance après avoir échappé à un siège de l'État islamique en 2015.
Le gouvernement syrien appelle à la dissolution des Forces démocratiques syriennes, tandis que les États-Unis jugent que leur mission de lutte contre les djihadistes n'est plus nécessaire à mesure que Damas renforce son autorité militaire dans la région.







