Alex Pretti, un infirmier de 37 ans abattu samedi par des agents fédéraux à Minneapolis, a suscité un débat intense. L'administration Trump a justifié l'intervention mortelle en invoquant son port d'arme, une justification contestée par de nombreuses organisations et politiciens. Ce tragique incident a provoqué un retournement inattendu chez certains élus, des républicains traditionnellement fervents défenseurs du port d'armes remettant en question ce droit, tandis que des démocrates prennent position en sa faveur, malgré leur combat contre la prolifération des armes à feu.
Conformément au Deuxième amendement de la Constitution américaine, le droit des citoyens de posséder et de porter des armes est protégé. Toutefois, une enquête récente menée par le Pew Research Center révèle qu’en 2023, près d’un tiers des Américains affirment posséder une arme à feu, dont Alex Pretti, selon le chef de la police de Minneapolis, Brian O’Hara, qui a précisé que l’infirmier ne présentait aucun antécédent judiciaire.
La justification gouvernementale contestée
Le gouvernement a défendu ses actions en insistant sur le fait qu'Alex Pretti portait une arme au moment de sa mort. Rapidement, le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) a partagé une photo de l'arme prétendument découverte sur lui. Greg Bovino, un responsable des frontières, a affirmé lors d'une conférence de presse que Pretti semblait vouloir « faire des dégâts », une déclaration qui soulève des inquiétudes dans le milieu des défenseurs du droit de porter des armes.
Des membres du parti républicain, tels que Kristi Noem, ont affirmé que « porter une arme à une manifestation n'est pas pacifique », tandis que d'autres comme Bill Essayli, procureur fédéral, ont averti qu’approcher les forces de l’ordre avec une arme pourrait justifier une réaction violente.
Des organisations comme Guns Owners of America ont vivement critiqué ces déclarations, insistant sur le fait que le droit de porter des armes doit être respecté même en période de manifestations. « Ce droit ne doit pas être bafoué par le gouvernement », a déclaré un représentant de cette organisation.
Un appel à l'action civique
Les réactions ne se sont pas fait attendre, avec des figures comme Barack Obama déclarant que ce type d’incident nécessite un « sursaut civique » des citoyens américains. Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a également commenté, soulignant que l'administration Trump ne respectait pas le Deuxième amendement.
Ce débat en cours pose donc des questions fondamentales sur la réglementation des armes à feu et l'interaction avec les forces de l'ordre, tout en soulevant de vives inquiétudes quant à la sécurité publique.







