Dans une interview accordée au Parisien le 25 janvier, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a répondu aux récentes accusations de violences policières, à la suite de la mort d'El Hacen Diarra, un Mauritanien de 35 ans, survenue dans un commissariat parisien dans la nuit du 14 au 15 janvier. Une vidéo, montrant des policiers maltraitant un homme à Paris, a également fait surface, soulevant une vague d'indignation.
Nuñez a insisté sur le fait que ces incidents étaient des "cas isolés", déclarant :
Il a confirmé que l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait été saisie des enquêtes."Ça me met en colère, car cela jette le discrédit sur l'ensemble de la profession alors que ces cas sont exceptionnels."
Le ministre a demandé une enquête administrative pour mieux comprendre les circonstances dans lesquelles se sont déroulés ces événements. "Il s'agissait d'une mission de maintien de l'ordre par la DOPC (Direction de l'ordre public et de la circulation), durant une manifestation de soutien aux Kurdes en Syrie," a-t-il précisé. Des affrontements avaient eu lieu, les policiers ayant été soumis à une forte pression, avec des tirs de mortiers et des dégradations.
Cependant, il a souligné que "le contexte ne saurait justifier les gestes non réglementaires, si tant est qu'ils aient eu lieu", tout en exprimant son besoin de clarté quant aux motivations et réactions des forces de l'ordre lors de ces incidents.
La disparition d'El Hacen Diarra a également suscité une enquête judiciaire pour "violences volontaires ayant entraîné la mort par personne dépositaire de l'autorité publique". Son entourage a exprimé leur indignation en appelant à la responsabilité des agents impliqués. Comme l'indique France Info, cette affaire suscite de vives tensions concernant la conduite des forces de police dans des situations critiques.







