La diffusion d'un épisode de l'émission "Complément d'enquête" consacrée à "la guerre secrète France-Algérie" le 22 janvier a entraîné une vive polémique en Algérie. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a exprimé son indignation en convoquant le chargé d'affaires de l'ambassade française à Alger, qualifiant le programme de "tissu de contre-vérités profondément offensantes" et d'une "véritable agression contre l'État algérien". Selon Le Monde, cette réaction met en lumière l'âpreté des relations entre les deux pays.
Le communiqué officiel d'Alger dénonce également la complicité présumée des autorités françaises, suggérant que “France 2 ne se serait jamais autorisée une telle agression sans le soutien des autorités”.
Une émission qui suscite la controverse
Intitulé "Rumeurs et coups tordus : la guerre secrète France-Algérie", cet épisode cherche à déchiffrer les tensions diplomatiques entre Paris et Alger. Il met en relief les propos de l'influenceur Amir Boukhors, alias Amir DZ, qui a traité le président Abdelmadjid Tebboune de "voyou", ce qui a provoqué l'ire des autorités algériennes. L’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, a également été pointé du doigt pour sa participation au programme.
D'après Le Monde, avant même sa diffusion, l'agence de presse officielle algérienne APS avait déjà critiqué le programme, le qualifiant de "racoleur" et insinuant que le média public avait abandonné l'intégrité journalistique au profit des thèses d’extrême droite.
Des relations de plus en plus tendues
Les relations entre Paris et Alger n'ont cessé de se détériorer ces derniers mois, exacerbées par le soutien d'Emmanuel Macron à l'initiative marocaine concernant le Sahara occidental et le rappel de l'ambassadeur algérien à Paris. D'autres incidents ont également jeté de l'huile sur le feu, comme l'arrestation de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal et la condamnation du journaliste sportif Christophe Gleizes à une peine de prison sévère en Algérie.







