Invitée du 20.10 d'Anne-Sophie Lapix, la députée de Loire-Atlantique, Sandrine Josso, se rendra cette semaine au tribunal pour le procès de Joël Guerriau, un ancien sénateur et ancien ami. Ce dernier est accusé d'avoir drogué Josso dans le but de l'agresser sexuellement, un acte qui aurait eu lieu en 2023.
La question de la soumission chimique, mise en avant dans plusieurs affaires récentes, notamment celle des viols de Mazan, revient au cœur des discussions. Josso, consciente de l'enjeu qu'elle représente, a déclaré avoir peur de ce qui l'attend lors du procès. "J'y vais avec la boule au ventre. C'est une expérience d'une grande complexité émotionnelle", avoue-t-elle.
"Je ne sais pas à quoi m'attendre", a-t-elle ajouté. Cette situation lui a fait perdre une part de sa joie de vivre. Malgré son angoisse, elle témoigne d'un certain espoir en la justice, affirmant : "Je fais confiance en la juridiction pour ces deux jours de procès, c'est crucial".
Lors d'une célébration pour sa réélection, Joël Guerriau aurait proposé à Sandrine Josso un verre de champagne contenant de la MDMA, une substance illégale souvent associée à des comportements à risque. Éprouvée par la situation, Josso raconte avoir été trahie par une personne qu'elle croyait intime : "Les jours suivants ont été très difficiles. Cette confiance trahie a profondément impacté ma vie. Les symptômes de méfiance, le psychotraumatisme m'accompagnent encore aujourd'hui".
Ce procès soulève de nombreuses interrogations sur la protection des victimes et la reconnaissance des crimes liés à la soumission chimique. Les experts appellent à une amélioration des dispositifs de prévention et d'accompagnement pour les victimes. Comme l'indique l'article de RTL, les récentes réformes cherchent à rendre les tests de dépistage de ces substances accessibles et remboursés, afin que les femmes puissent se défendre et trouver justice.







