Dans la nuit de mercredi à jeudi, le Venezuela a été frappé par deux séismes d'une intensité inouïe, plongeant le pays dans la crise. Le dernier bilan fait état de 164 morts retrouvés sous les débris, tandis que les autorités locales redoutent que ce chiffre ne grimpe encore plus.
Selon un rapport d'l'AFP, la première secousse a été enregistrée à 18H04 locales (minuit, heure française) et a atteint une magnitude de 7,2 suivie d'une réplique de 7,5. Ces événements s'inscrivent dans l'histoire sismique du Venezuela, considérés comme les plus violents depuis plus d'un siècle.
La région de La Guaira, au nord de Caracas, est la plus touchée, y compris l'aéroport international de Maiquetia, désormais inutilisable. La ville côtière de Catia la Mar souffre également de la chute de plusieurs bâtiments, laissant derrière elle des paysages de désolation.
Une solidarité mondiale
La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a donc décidé de déclarer l'état d'urgence. À ce jour, plus de 1 000 personnes ont été blessées. Les répercussions ont retenti au-delà des frontières du pays tandis que le président américain Joe Biden a annoncé l'envoi immédiat de secouristes et de matériel humanitaire afin de soutenir le pays en détresse. « Nous serons aux côtés de nos nouveaux et formidables amis », a-t-il déclaré, soulignant l'importance d'une solidarité internationale. Rodriguez, quant à elle, a exprimé sa gratitude envers les aides prononcées lors d'une conversation téléphonique avec le secrétaire d'État, Marco Rubio.
Un expert en sismologie, Pierre Dupont, a déclaré à Le Monde: « Ces tremblements de terre témoignent de la vulnérabilité des infrastructures dans cette région. Une planification urbaine plus rigoureuse pourrait atténuer ces désastres futurs ».
Alors que les équipes de secours du monde entier se mobilisent, la situation reste critique et les besoins humanitaires se font de plus en plus pressants.







