Le Venezuela a connu une secousse tragique mercredi 24 juin, avec deux tremblements de terre consécutifs, mesurant 7,2 et 7,5 sur l'échelle de Richter, comme l'a signalé l'USGS. Ces événements, répartis sur moins d'une minute, ont généré a chaos dans la capitale, Caracas, où de nombreux bâtiments se sont effondrés.
Aucune estimation des pertes humaines n'a été fournie dans l'immédiat. La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a redoublé d'efforts face à cette crise en déclarant l'état d'urgence, tandis que l'aéroport de Caracas a été fermé en raison des dommages considérables qu'il a subis. Plusieurs images circulant sur les réseaux sociaux montrent des pans de plafond s'effondrant dans le terminal, ce qui a suscité peur et émoi parmi les voyageurs.
Aéroport fermé
Les premières secousses se sont produites à 18 h 04, à une profondeur de 21,9 km, à environ 200 km à l’ouest de Caracas. Juste après, une seconde secousse de 7,5 a été enregistrée à une profondeur de 10 km près du même secteur. À cette occasion, une vingtaine de répliques s’est également manifestée. L'USGS a qualifié cet incident de « double événement », précisant que les conséquences devraient être sévères et que le bilan pourrait s'alourdir.
Le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello, a également rapporté que plusieurs infrastructures et immeubles ont été endommagés. En réaction, les autorités ont dû interrompre l'approvisionnement en gaz afin d'éviter des risques d'explosions. Dans les rues, l'angoisse était palpable avec de nombreuses personnes hésitant à regagner leur domicile, craignant de nouvelles répliques. Les coupures d'électricité ont été signalées, laissant la ville plongée dans l'obscurité, accompagnée d'un paysage jonché de débris.
La fermeture de l'aérodrome international de La Maiquetía, situé à 40 km de Caracas, a exacerbé la situation. Delcy Rodriguez a déclaré que la fermeture était due à des dommages « graves » signalés sur place. Ces événements ont également fait écho jusqu'en Colombie, notamment à Bogotá, où la secousse a été ressentie malgré la distance de 1 000 km.
Entre-temps, le président américain Donald Trump a exprimé la solidarité de son pays, offrant une aide au Venezuela en réponse à cette catastrophe. « Les États-Unis sont prêts, disposés et capables d’apporter leur aide », a-t-il écrit sur son réseau social Truth Social. L'annonce de cette aide, marquée par des précédents tensions diplomatiques, a suscité des retombées diverses dans les médias et auprès des experts.
Alors que cette situation continue d'évoluer, les autorités locales et les citoyens se préparent à affronter les défis à venir. Les efforts pour dresser un bilan précis et fournir assistance aux sinistrés commencent à peine, et la communauté internationale observe avec attention les prochaines étapes que prendra le Venezuela.







