Les utilisateurs de Binance en France font face à des incertitudes. En effet, la plateforme de cryptomonnaies a récemment retiré sa demande d'obtention de la licence Mica auprès des autorités grecques et a annoncé qu'elle cherchera désormais à obtenir une autorisation dans un autre pays de l'UE. Tant que Binance ne satisfera pas aux exigences de Mica, ses services pour les clients européens seront réduits.
Dans une annonce récente destinée aux utilisateurs en France, Binance a déclaré qu'elle ne serait plus en mesure d'accueillir de nouveaux clients et, à partir du 1er juillet, elle cessera d'offrir des services liés aux cryptoactifs dans le pays. Cette démarche se fera de manière progressive, selon l'entreprise.
Retraits possibles après le 1er juillet
Malgré ces restrictions, les clients pourront continuer à retirer leurs fonds. Binance a précisé que tous les cryptoactifs resteront accessibles pour les retraits. Les utilisateurs sont encouragés à adopter un mode de retrait approprié, que ce soit en transférant leurs actifs vers un portefeuille sécurisé ou vers un prestataire de société légalement reconnu qui a obtenu la licence Mica. En France, 20 acteurs ont été approuvés et figurent sur la liste blanche de l'AMF.
Binance reste déterminée à obtenir l'agrément Mica en Europe pour proposer ses services.
Il convient de rappeler qu'il y a une semaine, certains médias ont rapporté que Binance était en bonne voie pour obtenir l'agrément en Grèce, mais un blocage a été signalé de la part de Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE). En tant que première plateforme de cryptos avec 300 millions d'utilisateurs, Binance est un acteur clé dans le monde des stablecoins. Toutefois, cette classe d'actifs en pleine expansion perturbe les projets d'euro numérique de la BCE.
Alors que la Grèce semble avoir cédé aux pressions de la BCE, la France pourrait être le pays le plus disposé à délivrer cette licence, selon le média The Big Whale. Il est aussi important de noter que sans l'obtention de Mica d'ici le 1er juillet, tous les prestataires de services sur actifs numériques seront contraints de cesser leurs activités en Europe. À ce jour, seules 265 entreprises sur plus de 5 000 ont réussi à obtenir le précieux agrément Mica.







