Dans une intensification alarmante des hostilités, l'Ukraine a subi une attaque russe dans la nuit de mardi, provoquant la mort d'au moins neuf personnes et faisant plus de 80 blessés, dans plusieurs villes, dont Kiev.
Selon le maire de Kiev, Vitali Klitchko, quatre morts ont été déplorées dans la capitale, accompagnées de 51 blessés, dont trois jeunes enfants. À Dnipro, le bilan s'élève à cinq morts et 25 blessés, une situation qui semble évoluer selon le chef de l'administration militaire locale, Oleksandr Ganja, qui a souligné que le bilan continue de s'aggraver.
Dans l'est du pays, Kharkiv a également été touchée, où dix personnes ont été blessées, selon le maire de la ville, Igor Terekhov, qui a précisé que celle-ci avait été attaquée par une salve de 15 drones et deux missiles.
• La capitale ukrainienne frappée. Le chef de l'administration militaire de Kiev, Tymour Tkatchenko, a averti que “l'ennemi frappe avec des missiles balistiques”. Après l'alerte, les habitants de Kiev ont cherché refuge, se rendant dans les abris tout en observant d'importants panaches de fumée s'élever dans le ciel, comme l'ont rapporté des journalistes de l'AFP présents sur les lieux.
• Répercussions en Russie. Du côté russe, la situation ne reste pas sans conséquences. Un civil a été tué dans la région de Koursk par un drone ukrainien, a déclaré le gouverneur local, Aleksandr Khinchtein. En outre, un incendie a éclaté à la raffinerie d'Ilski, dans la région de Krasnodar, suite à une attaque de drone.
• L'escalade des frappes russes. Face à la pression croissante, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait déclaré que Moscou s'apprêtait à “lancer une nouvelle offensive massive”. La fréquence des bombardements se serait intensifiée, notamment pendant la journée, et les autorités ukrainiennes ont riposté en renforçant leurs attaques contre la Russie. Cette spirale de violence s'accompagne d'un blocage persistant des négociations visant à mettre fin à un conflit qui a déjà causé des centaines de milliers de morts et des millions de réfugiés en un peu plus de quatre ans.







