Donald Trump a déclaré ce lundi que les pourparlers avec Téhéran pour mettre fin aux conflits au Moyen-Orient avançaient "à un rythme rapide", ajoutant qu'une prospérité était envisageable au Liban, comme le demandait l'Iran.
Cependant, l'agence iranienne Tasnim a rapporté que les négociateurs de l'Iran avaient décidé de "suspendre" leur communication indirecte avec Washington en raison des "crimes" continus d'Israël, une information qui n'a pas encore été confirmée par les autorités officielles iraniennes.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a estimé que les États-Unis étaient "directement responsables" d'une défaillance du cessez-le-feu, pointant du doigt les actions militaires israéliennes contre le Liban.
Les Gardiens de la Révolution, qui représentent l'armée idéologique de l'Iran, ont averti que les "lignes rouges" dépassées à Gaza et au Liban équivalents à une déclaration de guerre. Ils ont fait savoir que "l'Iran était déterminé à prendre des mesures défensives" et pourrait "ouvrir de nouveaux fronts".
Néanmoins, Trump a remarqué qu'il avait dû obtenir une assurance du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de ne pas envoyer de troupes à Beyrouth, ainsi qu'un engagement du Hezbollah de "cesser totalement le feu".
"Israël ne les attaquera pas, et ils ne frapperont pas Israël non plus", a affirmé Trump.
Suite à ces déclarations, l'ambassade du Liban aux États-Unis a confirmé que le Hezbollah avait adhéré à une proposition américaine de "cessation mutuelle des attaques" avec Israël.
- Perturbations dans le secteur pétrolier -
Les pourparlers indirects entre les États-Unis et l'Iran, destinés à mettre fin aux hostilités débutées le 28 février suite à une offensive israélo-américaine, semblent au point mort depuis plusieurs semaines.
En outre, Téhéran a réaffirmé que la question nucléaire ne serait pas abordée "à ce stade", ce qui contredit les attentes de Trump, qui a suggéré qu'un accord devrait stipuler clairement que l'Iran ne se doterait pas d'armes nucléaires.
La navigation maritime demeure également un dossier clé dans les négociations. Selon Tasnim, l'Iran envisage de maintenir un contrôle strict du détroit d'Ormuz et pourrait perturber le trafic maritime à Bab el-Mandeb, un mouvement qui limiterait l'accès au canal de Suez.
On a également rapporté qu'un navire avait été victime d'une explosion dans le Golfe, selon l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.
Dans ce contexte, le prix du pétrole Brent a connu une forte hausse, frôlant les 7%, avant de se stabiliser à 4,24% à 94,98 dollars.
- Frappes américaines qualifiées de "défensives" -
L'Iran a auparavant accusé les États-Unis d'avoir à nouveau violé le fragile cessez-le-feu signé le 8 avril, suite à de nouvelles frappes américaines précédées de réactions militaires iraniennes.
L'armée américaine a confirmé avoir mené des frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième opération en une semaine, ciblant des infrastructures de radar et de drones dans la région du détroit d'Ormuz.
Les Gardiens de la Révolution ont répondu en attaquant une base aérienne utilisée par l'armée américaine, bien que les frappes aient été interceptées par le Koweït, qui a signalé des missiles et drones "hostiles" attribués à l'Iran.
La guerre a causé de nombreux décès, principalement en Iran et au Liban, et continue d'affecter l'économie mondiale.







