Cette décision soulève des questions sur la présence israélienne dans le secteur de la défense. Lors d'une déclaration faite le 2 juin, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a affirmé que cette décision s'inscrit pleinement dans la continuité des positions françaises antérieures.
"Chaque État a le droit de se défendre, mais seuls les équipements défensifs seront exposés," a-t-il déclaré sur France 2.
Les tensions entre Israël et la France ont été exacerbées depuis le début du conflit en Gaza en 2023. Le salon Eurosatory, rassemblement majeur de l'industrie de la défense, accueillera des milliers d'exposants internationaux au Parc des expositions Paris Nord Villepinte.
Une indignation marquée du côté israélien
Selon les organisateurs, la décision d'exclure les armes offensives reflète un choix gouvernemental français. Charles Beaudouin, président de COGES Events, a précisé :
"S'il y a un exposant qui fabrique des roquettes, il ne pourra pas les montrer. Nous excluons ainsi toute arme offensive."
Du côté israélien, cette décision a été qualifiée de "honteuse" par le porte-parole du ministère de la Défense, estimant qu'elle témoigne d'un calcul politique. L'opposition israélienne souligne que cette décision s'intègre dans une tendance préoccupante des relations entre la France et Israël.
En parallèle, la France a récemment critiqué les actions militaires israéliennes au Liban. Jean-Noël Barrot a également appelé à une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU pour discuter de cette situation.







