La détention des quatre accusés, âgés de 20 à 25 ans, a été ordonnée suite à leur interpellation ce mercredi 21 janvier. Ils sont suspectés de port d’armes de catégorie D sans motif légitime et de participation à un groupement visant à commettre des actes violents.
Les événements ont débuté la veille, lorsque le Taksim Café, un bar turc à Lormont, a été saccagé par une trentaine d'individus, dont certains étaient masqués et armés de battes de baseball. En parallèle, les locaux d'une association kurde à Cenon avaient également subi des dégradations, accentuant les inquiétudes sur la montée des tensions communautaires dans la région.
Le convoi lors duquel les quatre jeunes hommes ont été interpellés n'est pas passé inaperçu : il était composé d'une dizaine de véhicules arborant des slogans de soutien au peuple kurde. Un véhicule s'est ensuite échappé, incitant la police à intervenir rapidement. Lors de cette opération, les forces de l'ordre ont découvert à l'intérieur du véhicule des battes de baseball, des bâtons et un poing américain.
Leur comparution immédiate est prévue pour le lundi 26 janvier, au tribunal correctionnel de Bordeaux, où leur sort sera décidé. La division de la criminalité territoriale (DCT) a été chargée de poursuivre les enquêtes sur ces événements.
Ce contexte soulève des questions sur la sécurité publique dans la région, et les autorités locales appellent à la vigilance. Selon Sud Ouest, la situation reste tendue et les forces de police intensifient leurs patrouilles.







