Le vendredi 23 janvier 2026, Franck Vincent fait face à la cour criminelle de Vendée pour répondre à des accusations de viol sur son épouse. Lors de cette première audience, il reconnaît les faits, bien qu'incapable d'en fournir des explications, son discours étant largement assombri par un alcoolisme prononcé qui l'emmure dans le silence. La présidente de la cour, Anne Haye, a résumé l'essence des débats : Vous dites “je reconnais tout”, c’est toujours plus facile pour éviter de s’expliquer, surtout quand il y a de l’alcool et qu’on dit qu’on ne s’en souvient pas.
Aux côtés de lui dans cette salle d'audience se trouvent des experts en psychologie et en psychiatrie, qui décrivent un homme immature
, égocentrique
, avec une faible introspection
et un tempérament jaloux
. Prostré dans son fauteuil roulant, à cause des séquelles d'un AVC, il semble acculer par un débat qui dépasse son propre regard.
Jugé pour des actes de viols et de violences conjugales, Franck Vincent, âgé de 59 ans, risque jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle. Ce cas soulève des questions cruciales sur le lien entre alcoolisme et violence domestique, sujet qui préoccupe de nombreux experts tels que le professeur Paul Guimard, de l'Université de Nantes, qui souligne que la dépendance à l'alcool peut exacerber des comportements violents, conférant à l'individu un sentiment de désorientation et de perte de contrôle.
Alors que les témoignages continuent d'affluer, la cour explore non seulement les faits, mais également les racines comportementales et psychologiques de l'accusé, ce qui pourrait potentiellement influer sur sa peine. Ce procès se déroule dans un contexte où le mouvement contre les violences faites aux femmes pèse lourdement sur la conscience collective. Chaque témoignage montre l’urgence de briser le cycle de l’alcoolisme qui accompagne souvent le fléau de la violence domestique.







