Le parquet général de Dijon a ordonné une contre-expertise pour confirmer si la grand-tante Jacqueline Jacob pourrait effectivement être la personne derrière les courriers menaçants, comme le relaye l'AFP. Cette décision fait suite à une accusation fondée sur les résultats d'une première enquête.
Le président de la chambre de l'instruction a sollicité une "contre-expertise stylométrique", qui analyse spécifiquement l'orthographe et les phrases utilisées dans les lettres inquiétantes envoyées à la famille Villemin, d'après des informations fournies par L'Est républicain.
Le juge a désigné deux experts renommés pour mener cette étude spécifique. Les résultats ne seront probablement pas connus avant plusieurs mois, a précisé Philippe Astruc, procureur général à Dijon.
Des charges qui s'accumulent
Jacqueline Jacob, âgée de 81 ans, a été mise en examen pour association de malfaiteurs en relation avec le kidnapping de Grégory. Sa défense a dénoncé cette mise en examen comme étant une "erreur" dans une enquête déjà complexe, comme l’expliquent des sources judiciaires.
Déjà mise en examen en 2017, Jacqueline Jacob avait été accusée d'enlèvement et de séquestration liée à la mort de l'enfant, mais ces poursuites avaient été annulées en mai 2018 à cause de vices de forme dans la procédure.
Des menaces inquiétantes
Les nouvelles expertises s'appuient sur plusieurs lettres anonymes, dont l’une de 1983 où Jacob aurait menacé directement les ressources des Villemin. "Je vous ferai votre peau", selon le contenu de cette lettre. La stylométrie a récemment renforcé l'hypothèse que Jacqueline Jacob pourrait être l'auteure d'une lettre de revendication écrite le jour de la découverte de Grégory, des affirmations que les experts ont soulignées avec force.
Les avocats de Jacqueline Jacob, ainsi que ceux de la famille Villemin, n'ont pas encore répondu aux sollicitations de l'AFP concernant cette affaire qui continue de susciter de vives émotions dans l'opinion publique.







