Ce samedi 24 janvier marque une étape importante pour Saint-Nazaire, avec l'inauguration d'un nouveau réseau de bus. Toutefois, les racines des transports en commun dans cette ville dynamique plongent bien plus loin dans le temps, à l'ombre de son développement économique croissant lié au port.
Au début du XXe siècle, une vingtaine de chevaux et un ensemble de véhicules tels que calèches et coupés, dictaient le rythme des transports. À cette époque, Victor Potiron était le voiturier emblématique de la ville, exploitant des omnibus qui reliaient Saint-Nazaire à Trignac, un service novateur pour les usagers de l’époque.
La sortie de la Première Guerre mondiale amène une transformation majeure. Selon Michel Mahé, historien et ancien directeur d'école, « l'arrivée des automobiles et des motos a profondément changé les habitudes de déplacement des citoyens. À cette époque, la majorité des habitants parcouraient de grandes distances à vélo ou à pied, surtout ceux venant de Brière pour travailler sur les chantiers navals et les Forges à Trignac. »
En 1923, un tournant décisif se produit avec l'établissement de la première ligne régulière de bus, reliant des lieux clés de la ville. Ce nouveau mode de transport modifie la donne pour les habitants de Saint-Nazaire, qui sont désormais plus connectés que jamais. Les projets d'urbanisme et d'infrastructures publiques ont également joué un rôle crucial dans cette évolution. La ville a su s'adapter tout en préservant son riche patrimoine, faisant de ses transports un symbole de la métamorphose urbaine.
Pour l'avenir, les perspectives sont tout aussi encourageantes, avec des initiatives visant à moderniser davantage le réseau de transports publics, afin de répondre aux attentes des usagers contemporains. Alors que Saint-Nazaire se transforme, le défi reste de trouver l'équilibre entre innovation et respect de l'histoire.
Avec cette nouvelle inauguration, c'est un morceau de l'histoire collective que Saint-Nazaire remet au goût du jour, signalant une fois de plus que les voitures ne sont pas les seules à faire avancer le monde.







