Un ancien instituteur d'une école privée catholique de Bordeaux se retrouve au cœur d'un scandale déconcertant. Âgé de 54 ans, le professeur, qui enseignait dans l'établissement très prisé Saint-Genès, a été renvoyé devant la cour criminelle de la Gironde. Les accusations portent sur pas moins de dix-sept viols et agressions sexuelles, impliquant un nombre alarmant de 36 victimes potentielles, comme le rapporte le journal Sud Ouest.
Cette affaire a pris une tournure dramatique fin 2023, lorsqu'un groupe d'élèves a alerté une encadrante après avoir surpris leur enseignant en train de les filmer sous la douche lors d'un voyage scolaire. Face à cette situation, la direction de l'établissement a immédiatement informé les autorités compétentes. L'homme a été placé en garde à vue dès le lendemain des faits, entraînant une enquête approfondie.
Les autorités ont perquisitionné son matériel informatique, découvrant des images explicites impliquant des élèves, ainsi que des éléments révélateurs d'agressions sexuelles sur des enfants endormis. Lors de son interrogatoire, le professeur a décidé de reconnaître certains faits, expliquant sa conduite par une « pulsion, de la curiosité malsaine ».
Malgré ces aveux partiels, il maintient son innocence concernant les accusations de viols. Les plaignantes, pour leur part, déclarent que les agressions auraient eu lieu entre 2008 et 2012, dans le cadre d'un « jeu du goût », où l'enseignant aurait prétendument introduit son sexe dans la bouche des jeunes filles alors qu'elles étaient aveuglées. Une des victimes a expliqué à Sud Ouest avoir ressenti le besoin de parler après la révélation de l'affaire en 2023 : « Tout est remonté à la surface. »
Ce scandale a non seulement choqué la communauté scolaire de Bordeaux, mais a également mis en lumière un problème plus vaste de protection des enfants au sein d'établissements éducatifs. Des experts en éducation soulignent la nécessité d'une vigilance accrue et d'une meilleure formation des enseignants pour prévenir de tels abus. Avec un possible verdict de vingt ans de prison en cas de condamnation, cette affaire reste à suivre de près.







