La France insoumise (LFI), dirigée par Mathilde Panot, a déposé le 9 janvier une motion de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu. Cette initiative vise à souligner le mépris pour la souveraineté populaire ainsi que le droit international, notamment à travers l'accord de libre-échange avec le Mercosur et la situation tumultueuse au Venezuela.
Dans son intervention, Panot n’a pas manqué de critiquer ce qu’elle a qualifié de "bilan désastreux" d'Emmanuel Macron, soulignant que le président ne condamne pas l'agression des États-Unis vis-à-vis du Venezuela. Selon elle, le chef de l'État est resté passif face à un contexte politique international de plus en plus préoccupant. Pour elle, la France est "humiliée à Bruxelles" et à "Washington", conséquence directe du manque de fermeté de la diplomatie française sur ces questions.
Les signataires de la motion, qui s'inscrivent dans une dynamique critique de la politique gouvernementale, ont indiqué que malgré les réserves soulevées par Macron concernant l'accord Mercosur, les conséquences écologiques, industrielles et sociales de celui-ci sont alarmantes. Ils évoquent une "concurrence manifestement déloyale" et un "démantèlement de protections essentielles" pour les travailleurs français. Ce traité, qui doit recevoir l'opinion favorable de la majorité des 27 États de l'UE, entraîne des inquiétudes majeures parmi les défenseurs de l'environnement.
Des experts, comme le climatologue Jean-François Souss, affirment que "l'accord avec le Mercosur risque d'aggraver la déforestation et d'accélérer le changement climatique, ce qui compromet des années de progrès écologique en France". La société civile et divers mouvements environnementaux s'interrogent sur la capacité du gouvernement à défendre les intérêts français tout en se conformant aux exigences d'un accord international potentiellement nuisible.
Mathilde Panot et le groupe LFI appellent à un débat intensif sur ces questions clés, plaidant pour un repositionnement de la France sur la scène internationale afin de protéger à la fois l'environnement et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Les ramifications de cette motion de censure pourraient influencer le débat public sur la politique extérieure de la France, alors que l'écho de ces préoccupations résonne à travers tout le pays.







