Dans le dernier épisode de Bullshitomètre, François Monnier, directeur de la rédaction d’Investir, conteste l'idée que les titres des entreprises d'armement augmentent systématiquement lors des guerres. Une affirmation souvent véhiculée, mais qu'il qualifie de "fausse".
Lorsqu'un conflit éclate, il est courant d’entendre que les groupes de défense et les valeurs d’armement voient leurs actions grimper en Bourse. Cependant, Monnier, s'appuyant sur des études de marché, explique que ce n'est pas toujours le cas. "La perception que les conflits entraînent un bond des investissements militaires n'est qu'un mythe", affirme-t-il dans l'émission diffusée le 31 mars.
Il cite plusieurs exemples récents où les marchés ont été surpris par des tendances inverses. À partir de données économiques et d'analyses d'experts, comme celles de Cécile Aboulian, directrice du Développement chez ALL INVEST, il ressort que d'autres facteurs – tels que l'incertitude économique générale et les variations de la demande mondiale – jouent un rôle crucial dans la dynamique des valeurs d'armement.
Samy Chaar, chef économiste chez Lombard Odier & Cie, apporte également son éclairage, précisant que les fluctuations peuvent en réalité dépendre de la stabilité géopolitique et des politiques économiques prévalantes. "Il est impératif de nuancer ce débat", insiste-t-il.
Cette analyse, relayée par BFM Business, pousse à reconsidérer les idées reçues sur les marchés en période de guerre, soulevant ainsi des questions importantes sur la manière dont nous interprétons les événements mondiaux. Les économistes continuent d'examiner la relation complexe entre les conflits armés et le marché boursier, faisant appel à une multitude de paramètres au-delà de la simple notion d'armement.







