Ce dimanche, des tirs de l'armée israélienne ont atterri à proximité de soldats français faisant partie de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), près de Naqoura. Jean-Luc Mélenchon, figure marquante de la France insoumise, a rapidement réagi sur les réseaux sociaux en déclarant que la France devait répondre à cette provocation. « Quand on tire sur un Français sous casque bleu, les Français ripostent. Sinon Netanyahou recommencera », a-t-il écrit sur X, s’inspirant de la « doctrine Chirac », qui prônait la riposte à toute attaque contre les casques bleus français.
Thomas Portes, député, a également mis en lumière la gravité de la situation, se demandant si des sanctions contre Israël seront mises en place. Il a souligné que « Israël tire délibérément sur des soldats français membres de la FINUL ».
Jordan Bardella, leader du Rassemblement national, a exhorté à un « respect du droit international » et a dénoncé le comportement de l'armée israélienne, appelant toutes les parties à faire preuve de retenue pour ne pas mettre en danger les missions de l’ONU.
Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fermement condamné les incidents survenus, affirmant que la France soutenait ses troupes déployées au Liban. Selon une source du Figaro, un message de fermeté a été envoyé à l'ambassadeur israélien.
Ces tensions surviennent dans un contexte particulièrement volatile, le Liban étant affecté par des conflits régionaux. La FINUL, établie en 1978, comprend actuellement 15 000 casques bleus, missionnée pour appliquer la résolution 1701 de l'ONU, qui vise à assurer la sécurité entre le Liban et Israël, notamment en ce qui concerne le désarmement du Hezbollah.







