Le tribunal correctionnel de Paris va accueillir le procès de l'ancien sénateur Joël Guerriau, accusé d'avoir drogué sa collègue, Sandrine Josso, dans le but d'abuser d'elle. La députée s'est imposée comme une figure majeure dans la lutte contre la soumission chimique.
La confrontation entre Joël Guerriau et Sandrine Josso se déroulera le lundi 26 janvier. Ancien sénateur de Loire-Atlantique, Guerriau fait face à des accusations graves, ayant allegedly drogué la députée à son insu. « C’est un moment très difficile », a partagé Sandrine Josso, soulignant l'ampleur de cette épreuve. Elle s’est préparée avec son thérapeute et son avocat en attendant ce moment tant redouté.
L’affaire remonte à plus de deux ans. Tout a commencé le 14 novembre 2023, lorsqu’elle se rend chez Guerriau pour célébrer sa réélection. Ce qui devait être une soirée conviviale prend une tournure inattendue lorsque Sandrine Josso, la seule invitée, se rend compte que le champagne servi a un goût suspect. Rapidement, elle ressent des symptômes inquiétants : sueurs et palpitations. Craignant pour sa sécurité, elle parvient à quitter précipitamment les lieux, persuadée d’avoir été droguée en vue d’un viol. Des tests ultérieurs confirment la présence d'ecstasy dans son organisme.
Cinq ans de prison encourus
Joël Guerriau a été interpellé le 15 novembre 2023 mais a fermement nié les accusations. Son avocat, Me Rémi-Pierre Drai, a déclaré le 21 novembre 2023 que son client est déterminé à prouver son innocence, alléguant une erreur de manipulation. Selon lui, Guerriau aurait administré par inadvertance une substance à sa collègue, ayant pris des mesures pour faire face à des difficultés personnelles.
Depuis cette affaire, Sandrine Josso s’est engagée activement contre la soumission chimique, bien qu'elle continue de vivre avec les séquelles émotionnelles. « Ma vie a changé profondément. C’est comme une confiance trahie. Mes relations avec les autres sont désormais différentes », a-t-elle lamenté. En cas de condamnation, Joël Guerriau fait face à une peine maximale de cinq ans d'emprisonnement et à une amende de 75 000 euros, avec un supplément potentiel d'un an pour détention de stupéfiants.







